Page:Gogol HalperineKaminsky - Veillees de l Ukraine.djvu/109

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lune éclaira son visage, et Levko resta comme pétrifié, il avait devant lui son père.

Seuls un hochement de sa tête et un léger sifflement exprimèrent sa stupéfaction.

On entendit un frôlement. Hanna disparut dans sa Khata en poussant derrière elle la porte.

— Adieu Hanna ! s’écria alors un des jeunes gens survenant tout à coup et ouvrant ses bras pour la suivre ; mais, ô terreur ! il se rejeta en arrière, stupéfait de s’être heurté aux raides moustaches du bailli.

— Adieu, adieu, Hanna, continuèrent plusieurs jeunes gens en se suspendant à son cou.

— Allez au diable, polissons maudits, hurlait le bailli en se débattant et en frappant rageusement la terre du pied. — Pour quelle Hanna me prenez-vous ? Allez donc prendre à la potence la place de vos pères, fils de Satan ! Vous êtes comme autant de mouches après le miel. Je vous en donnerai des Hanna !…

— Le bailli ! le bailli ! c’est le bailli ! s’écrièrent les jeunes gens en se dispersant de tous côtés.