Page:Gogol HalperineKaminsky - Veillees de l Ukraine.djvu/187

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


rouge… Tout effrayée, Pidarca se sauva hors de la maison, puis revenant à elle, elle voulut courir à l’aide de son frère ; ce fut en vain. La porte s’était fermée derrière elle si fortement qu’elle n’eut pas la force de l’ouvrir.

Des gens accoururent ; ils se mirent à frapper et finalement enfoncèrent la porte ; pas une âme ! Toute la khata est pleine de fumée et, au milieu, là où était Pétrus, se trouvait un tas de cendres d’où, par endroits, s’échappait encore de la vapeur. On se jeta sur les sacs et, au lieu d’écus, on n’y trouva que des débris de poteries cassées. Les yeux et les bouches grandes ouvertes, n’osant pas remuer un seul poil de leurs moustaches, les Cosaques demeuraient comme cloués sur terre. Telle fut l’épouvante qui les envahit !

De ce qui se passa après, je ne me souviens plus. Pidarca fit le vœu d’aller en pèlerinage, ramassa tout le bien qui lui vint de son père et, quelques jours après, elle avait quitté le village. Où était-elle partie ? Personne ne pouvait le dire.

Les vieilles commères l’avaient d’abord envoyée là où était déjà parti Petrus.