Page:Gogol HalperineKaminsky - Veillees de l Ukraine.djvu/203

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la svitka du Zaporogue était restée à la place où celui-ci s’était couché.

Effrayé, mon grand-père réfléchit un moment. Il alla voir les chevaux, mais il ne trouva ni le sien ni celui du Zaporogue. « Qu’est ce que cela pouvait bien être ? Admettons : la force maligne s’est emparée du Zaporogue ; mais qui a pris les chevaux ? »

Après avoir longtemps songé, le grand-père conclut que le diable était venu et, comme il y avait une longue trotte pour retourner jusqu’en enfer, il avait chipé son cheval. Il était très chagriné de n’avoir pas tenu sa parole de Cosaque.

— Eh bien, pensa-t-il, rien à faire ! j’irai à pied ! Peut-être trouverai-je sur ma route quelque maquignon retour de la foire et pourrai-je lui acheter un cheval ?

Il voulut mettre son bonnet, mais le bonnet lui-même avait disparu. Mon défunt grand-père joignit ses mains de désespoir, en se rappelant que la veille, il l’avait échangé contre celui du Zaporogue. L’impur l’avait donc volé aussi ! Il pouvait se fouiller maintenant ! Il en aurait des cadeaux de l’het-