Page:Gogol HalperineKaminsky - Veillees de l Ukraine.djvu/214

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quelles la fille d’un pope cherche à deviner quel sera son fiancé.

— Écoute donc, aboya pour la seconde fois la sorcière, si tu gagnes, ne fût-ce qu’une seule fois, le bonnet est à toi ; mais si tu restes dourak les trois fois, alors il ne faut pas nous en vouloir, non seulement tu ne reverras plus ton bonnet, mais peut-être même jamais plus le monde !

— Donne toujours les cartes, sorcière, arrivera ce qui pourra.

Les cartes furent données ; mon grand-père prit son jeu dans sa main — ce n’était même pas à regarder ; si encore même, rien que pour la farce, il y avait eu un seul atout ! Des couleurs restant, c’était le dix qui était le plus fort ; pas une figure, tandis que la sorcière avançait toujours des cartes maîtresses. Mon grand-père dut rester dourak, et à peine la première partie fut-elle terminée, que de tous côtés les museaux se mirent à aboyer, à hennir, à grogner : « Dourak, dourak, dourak ! »

— Que votre peau en crève, race de diable ! s’écria mon grand-père en se bouchant les oreilles.