Page:Gogol HalperineKaminsky - Veillees de l Ukraine.djvu/90

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loin, apparaissent de petites étoiles : une, deux, trois, quatre, cinq…… n’est-ce pas que ce sont les anges de Dieu qui ont ouvert les petites fenêtres de leurs lumineuses demeures et qui nous observent, n’est-ce pas, Levko ? N’est-ce pas que ce sont eux qui contemplent notre terre ? Ah ! si les hommes avaient des ailes comme les oiseaux, c’est là qu’il faudrait voler, plus haut, toujours plus haut… C’est effrayant, pas un chêne de chez nous ne saurait atteindre le ciel ! On dit cependant qu’il y a quelque part, dans je ne sais quel lointain pays, un de ces arbres qui fait sa cime dans le ciel même, et c’est par là que Dieu descend sur la terre la nuit qui précède Pâques.

— Non, Halia, Dieu a une longue échelle qui va du ciel jusqu’à la terre. Dans la nuit du samedi saint, les archanges la dressent, et, dès que Dieu a mis le pied sur le premier échelon, tous les mauvais esprits s’enfuient précipitamment et tombent en masse dans l’enfer. Voilà pourquoi, à Pâques, il ne se rencontre plus un seul mauvais esprit sur la terre.

— Comme l’eau s’agite doucement ! on