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Page:Goncourt - La Fille Élisa, Charpentier, 1877.djvu/174

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des manches, et sa jupe de couleur balayait la poussière de grands effilés appliqués sur l’étoffe ainsi que des volants. Un petit châle d’enfant, de laine blanche aux mailles tricotées, se croisait autour de son cou, attaché par une broche d’argent où l’on voyait une pensée en émail. Et elle tenait de sa main restée libre, par une habitude particulière aux femmes de maison, un petit panier de paille noire.

Dans cette toilette, malgré les taches de rousseur, si pressées sur son blanc visage qu’elles le tachaient comme des maculatures d’un fruit pierreux, Élisa semblait cependant jolie, d’une beauté où se mêlaient au rude charme canaille de la barrière la mignonnesse de son nez et de sa bouche, le blond soyeusement ardent de ses cheveux, le bleu de ses yeux restés, comme aux jours de son enfance, angéliquement clairs.

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