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Page:Goncourt - Les Frères Zemganno, 1879.djvu/223

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ter en s’élargissant au plafond, et Nello, qui avait commencé à donner en riant des conseils à son voisin pour le faire perdre, repoussé du jeu par d’amicaux coups de poing, fumait des cigarettes, les yeux sur les images d’une Illustration.

Entre ces tables voisinantes, toutes remplies de gens qui se connaissaient, de clowns, d’écuyers, de gens du travail par terre et du travail en l’air, il n’y avait pas une conversation, ni même dans un coin un aparté.

Ces hommes, ces gymnastes, et surtout les clowns, ces amuseurs de public avec la bouffonnerie de leurs corps, étalent, eux aussi, la tristesse des acteurs comiques. Et ils ont plus qu’eux, qu’ils soient anglais ou français, une taciturnité particulière. Est-ce la fatigue des exercices, est-ce le mortel danger quotidien au milieu duquel ils vivent, qui les fait tristes et muets de la sorte ? Non, il est une autre cause. Quand ces hommes sont sortis de la fièvre de leur travail, quand ils se reposent,