Page:Grande Encyclopédie XXIX.djvu/1200

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


SHAKESPEARE — SHAW

— Il Mi

traducteurs (notamment Kertzcher, 1 862-79) et — contrairement à ce qui s’est passé en France — presque toutes ses pièces ont été jouées.

IV. Les éditions. — Shakespeare n’a publié aucune œuvre dramatique avant 1597. Si, comme nous l’avons déjà indiqué, tous ses manuscrits avaient été détruits quand il mourut, nous n’aurions ni Macbeth, ni Othello, ni la Douzième Nuit, ni Comme il vous plaira. En effet, quelques mauvaises éditions in-4 existaient seules, pour Richard III (1 597), pour Henry VI (1594), pour Henry IV (1598). Hamlet parut, sous une forme très imparfaite, en 1603 ; de même Roméo et Juliette en 1597. Le Midsummer Nighfs Dream et le Merchant of Venice sont de 1G00 ; le Kiny Lear de 1608, etc. Othello parut seulement en 1622. En 1623, Heming et Condell, deux acteurs amis du poète, donnèrent le fameux texte in-folio, qui ne contient pourtant pas tout Shakespeare ; il n’en existe guère qu’une vingtaine d’exemplaires. Jusqu’en 1685, il n’y eut que quatre éditions. Depuis, on a publié plus de deux cents éditions des OEuvres complètes. Les plus célèbres sont : celles de Pope (1725, 6 vol.) ; de Johnson (1765, 8 vol.) ; de Stevens et Johnson (1773, 10 vol. in-8) ; de Singer (1826, 10 vol.) ; d’Halliwell (1853-61, 15 vol. in-fol.) ; de Dyce (1857, 9 vol.) ; de Clark, Glover et Wright (1863-66, 9 vol.) et de Marshall (1888-90, 8 vol.). René Samuel. Biul. : Nous nous bornerons A indiquer ici les recueils bibliographiques qui ont été publiés avec beaucoup de soin en Angleterre : Lowndes, Libr. manual (éd. Bohn).

— Franz Thimm, Shakespeariana, 1864 et 1871. — Bibl. de VEncyclopœdia Britannica (9* éd.) par M. R. Tedder. — Le catalogue du British Muséum, qui, en 1897, ne contenait pas moins de 3.680 numéros relatifs à Shakespeare.

— La biographie si claire etsi complète, eten quelque sorte définitive, de M. Sidney Lee, dans le Diclionary of National Biography (t. Ll). — Les publications considérables de la S/ia/iespeare Society et de la New Shakespeare Society ; celles de la Deutsche Shahespeare-Gesellschaft. — Entin quelques études plus à la portée du public français : Chateauuiuand, Essai sur Shasliespeare ; Paris, 1801, in-12. — M ml de Staël, De (a Littérature ; Paris. 1801 — Guizot, Sur la vie et les œuvres de Shakespeare ; Paris, 1821. — Du même, Shakespeare et son temps ; Paris, 1852.

— Villemain, Tableau de la littérature française au xvm" siècle. — Du même, Essai sur Shakespeare. — Victor Hugo, VV. Shakespeare ; Paris, 1861. — A. Mézières, Shakespeare, ses œuvres et ses critiques ; Paris, 1S92, in-12, 3* éd. — Taine, Histoire de la littérature anglaise.— Emile Montégut, Introd. à la traduction des Œuvres complètes de Shakespeare ; Paris, 1867. — Lacroix, Histoire de l’influence de Shakespeare sur le théâtre français ; Paris, 1867.

— Paul de Saint-Victor, les Deux Masques. — Edmond Gosse, Histoire de la littérature anglaise ; Paris, 1900, in-12. — IL La voix, !es Traducteurs de Stiakespeare en musique ; Paris, 1869, in 8. — Stapeer, Shakespeare et l’Antiquité ; Paris, 1888. — Wattendorff, Essai sur l’influence que Stiakespeare a exercée sur la tragédie romantique française ; Paris, 1888, in-4. — J.Darmesteter, Shakespeare ; Paris, 1889, in-8. — Fernand Henry, Lessonnets de Shakespeare traduits en sonnets français ; Paris. 1899, in-4. [On trouvera dans l’introduction de cet ouvrage un exposé très complet des questions très nombreuses et complexes soulevées par les sonnets.]

SHAKO. Coiffure militaire (V. Schako).

SHAM0KIN. Ville des Etats-Unis (Pennsylvanie), à 70 kil. N. d’Harrisburg, au centre des raines d’anthracite ; 14.403 hab. (en 1890). Fonte, machines, sciel’IGS GtC

SHAN NON. Fleuve d’Mancte(V.cemot, t. XX,p.949). SHAP. Ville d’Angleterre, comté de Westmoreland, à 19 kil. S.dePenrith ; 1.260 hab. (en 1891). Ruines d’une abbaye du xn e siècle ; vieilles églises, eaux minérales, carrières de granité.

SHAPINSHAY. Ilot de l’archipel des Orcades (V. ce mot, t. XXV, p. 487).

SHARON. Ville des Etats-Unis (Pennsylvanie), sur la r. g. du Shenango ; 7.459 hab. Mines de charbon bitumineux. Fonte, acier, machines, etc.

SHARP (James), prélat écossais, né à Banff Castle le 4 mai 1613, tué près de Saint-Andrews le 3 mai 1679. Professeur de philosophie à l’Université de Saint-Andrews, il fut pendant la guerre civile fait prisonnier par les parlementaires et enfermé à la Tour de Londres et à Edimbourg. Il travailla activement en faveur de Monck et de la Restauration, et fut l’agent le plus zélé de Charles II en Ecosse. Aussi fut-il nommé archevêque de Saint-Andrews en 1661. Il poursuivit vigoureusement les presbytériens, devint primat d’Ecosse (1664j. Mais les rigueurs qu’il déployait avaient suscité des haines. En 1668, il fut l’objet d’une tentative de meurtre. James Mitchell, qui avait tiré sur lui un coup de pistolet dans les rues d’Edimbourg, fut saisi dix ans après et exécuté (1678). Cette exécution accrut les ressentiments de ses ennemis les covenantaires qui le firent assassiner pendant une promenade qu’il faisait avec sa fille aux environs de Saint-Andrews. R. S. Biul. : Barbarous murder of Archbishop Sharp, 1679. — Life of archbishop Sharp, vjilh an account of his dealiihy an eye-witness, 1719. — Stephen, Life and times of arclibishop Sharp, 1839.

SHARPE (Samuel), égyptologue anglais, né à Londres le 8 mars 1799, mort à Londres le 28 juil. 1881. D’abord banquier, il consacra ses loisirs à des études mathématiques et archéologiques dont il publia les résultats dans le Philosophical Magazine (1828-31). Sous l’influence des travaux de Thomas Young et de Champollion, il s’éprit d’une véritable passion pour l’égyptologie où il passa bientôt maître. Il publia : The early history of Egypt (Londres, 1836, in-4), puis un très considérable corps d’Eyyptian Inscriptions (1837, 1841 et 1855, in-fol.) ; un Vocabulary of Hieroglyhics (1837), et des travaux historiques qui lui ont valu la célébrité, bien qu’ils contiennent des vues parfois hasardées : History of Egypt under the Ptolemies (1838) ; History of Egypt under the Romans (1842) ; History ofthe Hebrew Nation and its Literalure (1869), etc. Il a aussi donné une traduction de la Bible qui est fort estimée en Angleterre (1840, 8 e éd., 1881).

Biul. : Clayden, Samuel Sliarpe ; Londres, 1883. SHASTA ’(Monts). Montagnes du N. de la Californie, entre les monts de Cascades et la Sierra Nevada ; elles atteignent 4.401 m., renferment un volcan éteint, des glaciers. Le Sacramento et la rivière Shasta en découlent.

SHAW (George), naturaliste anglais, né à Bierton le 10 déc. 1751, mort à Londres le 22 juil. 1813. Il enseigna la botanique à Oxford en 1784, puis se fixa à Londres en 1787 et fit, par la suite, des cours au « Leverian Muséum ». Son ouvrage capital est : General zoohgy or Systematic natural history (Londres, 1800-26, 13 vol. in-8), achevé par Stephens. D r L. H.n. SHAW (Robert Barkley), voyageur anglais, né à Upper Clapton le 12 juil. 1839, mort à Mandalay le 15 juin 1879. Il s’établit en 1859 dans l’Himalaya pour y faire des plantations de thé. Très aventureux, il rayonna, de Kanyra, dans les régions jusqu’alors inconnues du Turkestan et de l’Asie centrale. II a donné le récit de ses principaux voyages et de ses découvertes : Avisit tohigh Tartary, Yarkund and Kashgar (Londres, 1871) ; A sketch of the Turki Language as spoken in Eastern Turkestan (Lahore, 1875, in-8) ; The Ghalchah Languages (Calcutta, 1876), etc. R. S.

SHAW-Lefeviu : (Charles), homme politique et écrivain anglais (V. Eversley).

SHAW-Lkfeyre (George John), homme politique anglais, né à Nottingham le 12 juin 1832. Inscrit au barreau de Londres en 1856, il entra à la Chambre des communes en 1868 et y représenta Reading jusqu’en 1885, et Bradford de 1886 à 1895. Il a été lord de l’Amirauté en 1866, secrétaire du bureau du commerce (1868-71), secrétaire de l’Amirauté (1871-74 et 1880) et premier commissaire des travaux publics (nov. 1880). En ce dernier poste, il a réalisé des progrès importants et embelli les rues de Londres. Nommé en 1884 maître général des postes, il abaissa la taxe des télégrammes, redevint en 1892 premier commissaire des travaux publics et prit la direction du bureau de l’intérieur en 1894. Libéral