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SOULA VIE — SOULIOTES

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Mémoires de Richelieu (il 90 à 1792, 9 vol.) ; une première éd. des Mémoires de Saint-Simon (1791 , 13 vol.) ; îles Mémoires du duc d’Aiguillon (1790), de Maurepas (1791 et 1792) ; De la Minorité de Louis AI par Massillon (1 7 92) ; Mémoires de Louis A 1 7 ( 1 80 1 , ti vol . ) ; Histoire de la décadence de la monarchie française (1802, 3 vol.) ; Pièces inédites sur les règnes de Louis XI V, Louis XV et Louis XVI (1809, 2 vol.). — Soulavie avait un frère, portant les mêmes nom et prénoms que lui, qui, tout en persévérant dans l’état ecclésiastique, se fit une certaine notoriété comme ingénieur géographe, fut chef du dépôt des cartes au ministère de la guerre, et mourut en 1834. A. Mazon.

Bibl. : A. Mazon, Histoire de Soulavie ; Paris. 1893, 2 vol. in-8.

SOULCE-Cernay. Com du dép. du Doubs, arr. de Montbéliard, cant. de Saint-Hippolyte ; 202 hab. S0ULC1E (Ornith.) (V. Moineau).

SOULE. Jeu de ballon pratiqué en Bretagne. La soute est un gros ballon de cuir que les joueurs, partagés en deux camps, se disputent : chaque camp représente une paroisse et celui qui transporte le ballon sur le territoire de l’autre paroisse est le gagnant. Ce jeu, très populaire dans le Morbihan, a donné lieu fréquemment à des scènes brutales, par suite de la rivalité entre deux villages. SOULE (Subola, Sobola, Sorola, Solensis pagus). Ancien pays de la France, compris dans la Navarre française ou Basse-Navarre (V. Navarre [Basse-]). Il est formé par la région naturelle constituée par la vallée du Saison et du Gave de Mauléon, allluent du Gave d’Oloron (V. Pyrénées [Basses-], t. XXVII, p. 1029). Dans l’antiquité, cette région parait avoir été occupée par l’une des peuplades de la Novempopulanie, les Siln/llates, mentionnés par Pline. Au x e siècle, la Soûle était bornée par le pagus Oloronensis (Oloron), à l’E., le pagus Aquensis (Dax), au N., et le Lapurdanum (Labourd), à l’O. Au moyen âge, elle était enclavée entre le Bearn, à l’E. et au N., l’Ostabaret, à l’O., la Navarre et l’Aragon, au S. Au point de vue de l’histoire féodale, la Soûle lormait un fief du duché de Gascogne. Les seigneurs de Soûle reconnurent la suzeraineté du roi de France en 1306. La Soûle fut rattachée au comté de Foix (vers 1340), cédée à l’Angleterre par le traité de Brétigny (1360) et reconquise par les rois de France (1451). Les subdivisions administratives de la Soûle s’appelaient ries et dégueries. Elle avait pour capitale Mauléon et comprenait les cant. actuels de Mauléon et Tardets et une partie de celui de Saint-Palais dans le dép. des Basses-Pyrénées. E.-D. Grand.

Bibl. : I.ongnon, Alfas liistorique de la France, pj. IX.

— Bladé, Géog. de l’Aquitaine, dans Rev. de Gascogne, t. I et II. — Expilly, Dict. des Gaules et de la France, t. VI. — P. Kaymoni), Dict. lopographique du dép. des Basses-Pyrénées ; Paris, 1863. >. 163, in-4. — C. de Pu viiui. Statistique générale des Basses-Pyrénées ; Pau, 1858, t. I, 2 vol. in-8. — Langlois et Stein, (es Archives de l histoire de France, y. 561 (cerisier du pays de Spule au xi p siècle),

SOULÈGE. Rivière du dép. de la Gironde (V. ce mot, t. XVIU, p. 983).

SOULEVEMENT (Géol.) (V. Tectonique).

SOULGE-i.e-Bruant. Com. du dép. de la Mayenne, arr. de Laval, cant. de Montsûrs ; 6S9 liai). S0ULIÉ (Melcbior- Frédéric), romancier français, né à Foix le 2 i déc 1800, mort à Bièvre près Paris le 23 sept. 1817. Fils d’un professeur de philosophie à Toulouse, volontaire de 1792, il lit ses études à Nantes, à Poitiers, son droit à Paris, revint à Laval près de son père et entra dans l’enregistrement sous les ordres de son père, le quitta à la retraite de celui-ci (1824). Revenu à Paris, il publia cette année même, sous le nom de Fr. Soulié de Lavelanet, un volume de poésies (Amours françaises ; Paris, 1824, in-8). Obligé de chercher sa vie dans l’industrie, comme directeur d’une scierie mécanique, il n’en resta pas moins fidèle aux lettres, et donna à l’Ûdéon deux drames en vers : Roméo et Juliette (M) juin 1828) et Christine à Fontainebleau (13 oct. 1829), l’un bien accueilli, l’autre tombé à plat. Combattant de 1830, il fut de ceux qui ne demandèrent rien au nouveau pouvoir. Se tournant vers le roman, son premier essai en ce genre, les Deux Cadavres (1832, 2 vol. in-8), eut un grand succès que dépassa encore la série de ses romans sur l’histoire du Languedoc, le Vicomte de Déziers( 1831, 2 vol. in-8), le Comte de Toulouse (1833, 2 vol. in-8). Sa réputation de romancier fut consacrée par les Mémoires du Diable (Paris, 1837-38, 8 vol. in-8), qu’il faut placer à côté des grandes œuvres d’Eugène Sué et d’Alex. Dumas. Parmi les vingt et un romans qu’il publia encore, on doit remarquer : Confession générale (1810-46, 6 vol. in-8) ; Eulalie Pantois (1842, 2 vol. in-8) ; la Comtesse de Mourion (1846-17, 4 vol. in-8) ; Saturnin Fichet (1817-48, 6 vol. in-8). Dans cette période de dix années, ses plus grands succès furent au théâtre avec Diane de Chivry (1839), drame admirable ; le Fils de la Folle (1839), les Etudiants (1843) et la Closerie des Genêts (1846), son chef-d’œuvre, sans parler de Clotilde (1832) qui avait précédé et comme annoncé cette suite de succès. Il mourut prématurément d’une maladie de cœur qu’un travail acharné et aussi des angoisses intimes avaient augmentée. Il a aussi collaboré au Livre des Cent et un, au Livre des Conteurs (t. VI), à la Revue de Paris, au Foyer de l’Opéra où il donna sa jolie nouvelle le Lion amoureux, aufigaro, au Penseur, à V Artiste. Eug. Asse.

Bibl. : Champion, F. Soulié, sa vie, ses ouvrages ; Paris, 1847, in-12. — Notices nécrologiques, extraites du .Wcrologe universel ; Paris, 1847.

SOULIER (V. Chaussure).

SOU Ll M AN A. Pays de l’Afrique occidentale, situé dans la région montagneuse ou naissent, d’une part, les branches la Rokelle et, de l’autre, les affluents du haut Niger. Ses habitants, les Soulimanas, comptent parmi les peuples les plus policés et les plus industrieux de l’Afrique. Les localités principales sont : Falaba, Songoya, Dantilia et Soulimania. D’après la convention anglo-française d’août 18H0. ce pays se trouve partagé entre les sphères d’influence de l’Angleterre et de la France, la partie située dans le bassin du Niger revenant au Soudan français, tandis que celle appartenant au bassin de la Rokelle est rattachée au Sierra-Leone. D r Rolire.

SOULINA. Ville de Roumanie, cercle deTulcea, au S. d’une des branches principales du delta du Danube (V. ce mot) ; 4.500 hab. C’est l’avant-port de Galatz, érigé en port franc en 1879 ; le mouvement des entrées dépasse 2 millions de tonnes ; l’exportation des grains, 2 millions 500.000 tonnes ; ajoutez la farine, le bois, le vin, etc. SOULIOTES (Hist.) Peuplade albanaise de l’Epire méridional, qui s’établit au xvn e siècle dans les monts de Souli, au voisinage de Parga ; ses principaux villages étaient : Kiagha, Avariko, Samoneva. Kakosouli. Elle conquit aussi les districts voisins de Margariti et Paramythia. Les Souliotes, qui parlaient le grec et l’albanais et professaient la religion grecque, vivaient autant de brigandage que des produits de leurs troupeaux. Ils luttèrent de 17 !HI à 1802 contre Ali. pacha de Janina, encouragés par les Russes. En 1 803, le pacha qui avait gagné leur chef. Georges Botzaris, les obligea à quitter leurs montagnes et les chassa même de Parga. Réfugiés dans les iles Ioniennes, ils se mirent au service des occupants de ces iles. In 1820, Ali Pacha menacé par la Porte leur rendit Kiagha et les rappela dans les monts de Souli. Mais le général turc Kourchid s’entendit avec les Albanais, écrasa les Grecs venus à leur secours (été 1822) et, malgré leur héroïque défense, s’empara de Souli en septembre. Ouelques-uns et leurs femmes avec eux se précipitèrent du haut des rochers plutôt que de se rendre : la majorité capitula ; on en renvoya 3.000 à Céphalonie sur des bateaux anglais ; d’autres se dispersèrent dans la montagne et fournirent à