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SPANHE1M — SPARSILE

avec la France ayant été reprises après le traité de Ryswick, Spanheim retourna à Paris jusqu’à l’érection du Brandebourg en royaume (4701). Le 27 juil. 4701 , il fut nommé ambassadeur à Londres. Il écrivit, en 4706, sur le modèle de son ouvrage sur la cour de France : An account of the english court, qui parut, en oct. 4887, dans la English hisiorical Review ; et, en 4709, Observationes in très priores Aristophanis camœdias. — Il fut enterré à l’abbaye de Westminster, où déjà, depuis quelques années, reposait sa femme. H. Laudenbàch. Bibl. : Bayle, Dictionnaire. Allg. deutsch. Bioyr., t. XXXV. — Schefer, Introduction’ a la Relation de la cour de France. — Ranke, Œuvres, XII. — Muret, Gescliichte dvr franz. Kolonie ; Berlin, 1885. SPANISH ïown. Ville de la Jamaïque, comté de ftliddlesex, sur la rive droite du Cobre ; 5.049 hab. Stat. du cheni. de fer de Kingston à Old Harbour. Ancienne capitale de la Jamaïque, jusqu’en 1869. C’est l’ancienne ville de Santiago de la Véga, fondée par Diego Colomb en 4525. La campagne déboisée, manquant parfois de pluie une année entière, est triste et monotone. Le port Old Harbour est peu fréquenté. L. Mo.

SPANNO (Prospero), dit démenti, sculpteur italien du xvi e siècle, né à Reggio, mort à Reggio en 4584. Elève de sou oncle Bartolommeo (auteur de deux bustes en argent des saints Prosdocinus et Justina), il se forma à Rome sous l’influence de Michel-Ange. On a de lui le tombeau de l’évèque Rangoni (cathédrale de Reggio), statue d’Hercule (palais ducal de Modène), tombeau de Bernardo degli Uberti (à Parme), statue de la Foi et de l’Amour (cathédrale de Carpi), tombeau de l’évèque Andreasi (à Saint-André,ftIantoue).

SPARADRAP (Pharm.) On désigne sous le nom de sparadrap des bandes de tissus enduites, sur une face ou sur deux, d’une couche de matière emplastique ou adhésive. La couche doit être uniforme, assez ferme pour que les différents tours du sparadrap, roulé sur lui-même^ ne se collent pas. Elle doit être assez souple pour permettre de plier ou de rouler le sparadrap, sans le casser. Les sparadraps se font, soit comme les écussons ou emplâtres, au couteau, en étendant avec un couteau chauffé la masse emplastique ramollie à la chaleur, soit au sparadrapier. Le sparadrapier est un instrument composé d’un réservoir prismatique triangulaire, horizontal, ouvert suivant l’arête inférieure, tout contre laquelle passe la bande que l’on doit enduire de matière emplastique. Dans ce réservoir on verse la masse fondue à une chaleur modérée. La bande est tendue et peut être tirée soit sur des rouleaux soit sur une table horizontale. Contre la fente du prisme une sorte de couteau placé horizontalement permet de répartir également la matière médicamenteuse sur la toile. C’est ainsi que l’on prépare le sparadrap diachylon, avec l’emplâtre diachylon, et les topiques dits vésicataires, lhapsias, avec des masses emplastiques contenant de la cantharide, ou de la résine de thapsia. La préparation de la toile de mai, ou sparadrap de cire, est un peu différente : on enduit la bande, sur les deux faces, par immersion dans un mélange fondu de cire, huile d’amandes douces, et térébenthine du mélèze. On enlève l’excès de matière en faisant passer le sparadrap entre deux règles convenablement espacées. Le sparadrap de colle de poisson, dit taffetas d’Angleterre, se prépare en étendant au pinceau une solution de colle de poisson, sur des bandes de taffetas noir, rose ou blanc. On laisse sécher et on répète plusieurs fois cette opération. V. H. SPARATTOSPERMA (Sparattosperma Mart.) (Bot.). Genre de Bignoniacées-Técomées, créé pour le Sp. lithontripticum Mart. ou Caroba branco des Brésiliens : arbuste glabre, à feuilles opposées, à fleurs blanches groupées en corymbes terminaux ; corolle irrégulière à limbe étalé, quinquélobé ; 4 étamines didynames insérées sur le tube de la corolle ; capsule linéaire bivalve ; graines comprimées, garnies de poils. L’espèce citée est brésilienne ; ses feuilles sont amères et d’un goût résineux acre, et sont employées en infusions contre les douleurs de la lithiase vésicale. D r L. Hn.

SPARE (Ichtyol.). Sous le nom de Spares ou de Brèmes de mer, on confond vulgairement une foule de poissons qui, tous, rentrent dans la famille des Sparidœ, scientifiquement acceptée. Cette famille, de l’ordre des Acanthoptérygiens-Perciformes, comprend des animaux à corps oblong, couvert d’écaillés généralement dentelées. Le palais est presque toujours lisse, la dorsale est composée d’une partie épineuse et d’une partie molle, recouverte d’écaillés ; il existe trois épines anales ; la dentition est variable et a permis de diviser la famille en tribus et genres. On peut citer parmi ceux-ci : les Sargus, Charax, Pagrits, Pagellus, Cantharus, etc.

Bibl. : Valenciennes et Cuvier, Hist. Poiss. — Sauvage, dans Breiim, éd. fr. — Guntiier, Studij of Fishes. SPARGANIUM (Sparganium L.) (Bot.). Les Sparga nium ou Rubaniers sont des herbes aquatiques vivaces, appartenant à la famille des Thyphacées. Les fleurs, unisexuées monoïques, forment des capitules, les uns mâles, les autres femelles, disposés eux-mêmes en grappes ou en épis. Les capitules mâles occupent le sommet des inflorescences, les capitules femelles, moins nombreux et plus espacés, sont situés à la base. Les fleurs mâles, dépourvues de bractée mère, se composent de nombreuses étamines. Les fleurs femelles, munies d’une bractée, possèdent un calice formé de 3 petites écailles ; l’ovaire libre, 4-loculaire, 1 -ovulé, est surmonté d’un style terminé par un stigmate en forme de languette. Le fruit est une drupe. La graine contient un albumen faineux ou charnu très abondant. L’embryon est axile et cylindrique. Le genre Sparganium renferme environ 6-8 espèces qui vivent dans les régions tempérées et froides de l’hémisphère boréal, ainsi qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le rhizome du Sparganium ramosum Huds. est utilisé en médecine. SPARGOULA (Bot.) (V. Smergula).

SPARIDÉ (Ichtyol.) (V. Spare).

SPARKS (Jared), historien américain, né à Willington (Connecticut) le 10 mai 4789, mort à Cambridge (Massachusetts ) le 44 mars 4866. Il se fit connaître comme un des membres les plus actifs d’une secte unitarienne de Boston, devint rédacteur en chef de la North, American Reuiew (4823-30), et obtint en 1839 la chaire d’histoire de l’Université d’Harvard. Ses travaux historiques, hautement estimés, sont très nombreux. Citons : Diplomatie Correspondence of the American Révolution (Boston, 1829-1831 , 12 vol.) ; Life of Governeur Morris (1832, 3 vol.) ; Life of Washington (1839, 2 vol.) ; Correspondence on the American Révolution (1853, 4 vol.) et la Library of American Biography (New York, 1834 47, 25 vol.). R. S.

Bibl. : Mayer, Memoir of Jared Sparhs ; Baltimore, 1867. — Ellis, Memoir of J. Sparks ; Cambridge, 1869. SPARNACIEN (Géol.). Deuxième étage de l’éocène inférieur (V. Suessomen).

SPARR. Famille noble allemande, encore représentée par une branche comtale en Poméranie. Elle fournit au xvii e siècle de nombreux officiers généraux, dont le plus connu est le baron Otto-Chrisloph, né à Prenden en 1605, mort le 9 mai 1668 ; il servit sous Wallenstein à partir de 1626, puis commecolonel dans l’armée impériale(4638- 48), entra au service de l’électeur de Cologne pour lequel il prit Liège (1648), puis à celui de l’électeur de Brandebourg (1649) dont il organisa l’artillerie, eut une part importante à la victoire de Varsovie (30 juil. 4656), fut promu maréchal (4657) et mis à la tète du corps brandebourgeois qui assista les Autrichiens à la bataille de Saint-Gothard (4664).

Bibl. : Mœrner, Mxrkische Kriegsobersten des 47""» Ja.hr es ; Berlin, 1861.

SPARSILE (Astron.). On a appelé étoiles sparsiles, sporades ou encore informes les étoiles visibles à l’œil nu qui ne se trouvent comprises dans les limites d’aucune des grandes constellations. Le nombre en est peu