Parfait !.. mais il te manque quelque chose… — Quoi donc ?.. — «Tu n’es pas de la société des enfants de Momus. Donc, tu n’es rien. » C’était vrai… Être de la société des enfants de Momus, tout est là… On n’est pas du monde, on n’est sans cela qu’un bourgeois vulgaire, qu’un prud’homme ridicule. Valsain m’offrait d’être mon parrain ; c’était quelque chose, mais ce n’était pas tout. Il y avait quatre épreuves à subir… quatre épreuves corsées. La première consiste à faire une chanson folâtre et à la chanter avec agrément ; la seconde à boire douze verres de champagne pendant que la pendule sonne les douze coups de minuit. La troisième à perdre cinq cents louis sur une carte, en souriant… J’ai fait faire la chanson folâtre par un pauvre diable, je l’ai chantée avec agrément, j’ose le croire ; j’ai avalé douze verres de champagne et la pendule n’avait sonné que dix coups… une très-bonne pendule pourtant… Il est vrai qu’après j’étais ivre comme la bourrique à Robespierre. Troisième épreuve : j’ai perdu les cinq cents louis sur le sept de carreau, et j’ai souri comme si c’était sur l’as de pique. J’ai souri sans conviction, c’est vrai, mais j’ai souri. Il ne me reste donc plus que la quatrième épreuve… Elle et raide… oh ! mais d’un raide !.. Il s’agit…
Voilà le bonnet. Quel est ce pékin ? Pourquoi êtes-vous ici ?
Je vais vous le dire ! Avec un ancien militaire je serai franc… car vous êtes un ancien militaire ?
François Souchard, ex-sergent au 35e.
Au 35e ?