Page:Groulx - L'appel de la race, 1923.djvu/141

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Préparatifs de bataille

La lutte scolaire en Ontario traverse sa période la plus aiguë. Dans l’ombre continuent de s’agiter autour de la minorité française, les mêmes influences hypocrites et malfaisantes. Depuis quelques mois, il ne se passe guère de semaines où des vexations nouvelles ne s’ajoutent aux anciennes. Pour réduire la commission scolaire d’Ottawa qui refuse d’appliquer le règlement XVII, le gouvernement de Toronto n’a pas hésité à violer les droits des parents. Il a déclaré dissoute la commission élue par le suffrage des contribuables ; il lui a substitué une commission de son choix, où, sur trois membres, ne siège qu’un seul Canadien français. Par bonheur ces attentats arbitraires ne font pas fléchir, parmi les persécutés, la volonté de résistance. La « petite commission », ainsi que le bon peuple l’appelle tout de suite, tente en vain de s’emparer des écoles. Les mères de famille s’en constituent les gardiennes. Devant cette armée d’un nouveau genre, la police n’ose passer. Le « petite commission » s’efforce alors de suborner les instituteurs et les institutrices. L’appas des gros salaires ne peut rien sur le désintéressement des religieux