Page:Groulx - Mes mémoires tome II, 1971.djvu/357

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


QUATRIÈME VOLUME 1920-1928 349 En cette même année 1924 (XII: 248), « La vie de l’Action française » fournit à Jacques Brassier cet autre bloc sur la noto¬ riété de la revue: Ce n’est pas d’hier que nos meilleurs journaux reproduisent ses articles. Et pour ce mois dernier, notons que Le Devoir a repro¬ duit, dans sa « Page littéraire », l’article de Mlle Marie-Claire Daveluy sur l’œuvre de Laure Conan, celui du Père Adélard Dugré sur Mgr Laflèche. L’article de M. Antonio Perrault sur « Notre indifférentisme national » a été reproduit en entier par Le Droit. Le même journal et La Liberté de Winnipeg en ont tiré des manchettes à mot d’ordre qu’ils tiennent à l’affiche depuis lors. La Voix de la jeunesse catholique de Québec (4 octobre 1924) y va de tout un article pour recommander cette « nourriture patriotique substantielle ». Ajoutons que, dans sa livraison d’octobre, Le Semeur reproduit l’article de l’abbé Groulx sur « Les vingt ans de l’A.C.J.C. » L’honneur de la citation revient souvent à nos « mots d’ordre » (XIV : 264). Et l’on trouvera, dans « La vie de l’Action française » de la revue, en particulier au vol. XIII: 199, d’autres exemples de ces citations. En 1925 le Royal Colonial Institut e de Londres achète la série complète de L’Action française depuis sa fondation. De toute évidence, au siège même de l’Empire, on tient à se renseigner sur ce mouvement nationaliste. Le « Grand Prix d’Action française » Vers les années 1924-1925 le prestige de l’Action française, peut-on dire, atteint son plus haut point. Ce sera le moment où l’œuvre se sent assez forte, d’assez vigoureuses prises sur l’opi¬ nion pour se permettre de distribuer des décorations. A la vérité l’idée lui en est venue dès 1922. Dès lors, elle affirme son désir d’offrir quelque récompense à « des actes superbes mais qui res¬ tent dans l’obscurité, parce qu’ils paraissent tout simples à de trop modestes héros ». Elle invite donc ses amis à lui signaler ces actes méritoires, à lui préparer des dossiers. Elle se propose de procéder en « séance solennelle » à cette « distribution de prix de vertu patriotique »: