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troisième volume 1920-1928

laire. L’Action française les délègue comme orateurs aux fêtes nationales. Perrault, par exemple, se rend à Ottawa pour une fête de Dollard, puis pour le dixième anniversaire du journal Le Droit. Il prononce, à l’Université Laval de Québec, une conférence qui a pour titre : « Idées larges, idées étroites ». À Montréal, il entretient d’action française une réunion de tous les gérants des succursales de la Banque d’Hochelaga [Banque Canadienne Nationale depuis 1924]. Le Père Louis Lalande s’en va à Coaticook pour la célébration de la Saint-Jean-Baptiste. Nos conférences prennent parfois la forme du dîner-causerie. Le 10 mars 1924, l’Action française reçoit à dîner Mgr Joseph Prud’homme[1], évêque de Prince-Albert, Sask. M. Perrault en profite pour définir notre attitude à l’égard de nos frères dispersés : attitude non « d’étroits provincialistes », comme des adversaires se plaisent parfois à nous décrire, mais attitude de frères, l’œil ouvert sur toutes nos frontières françaises et qui ne s’attachent à leur Québec que pour en faire une petite patrie rayonnante, plus serviable par cela même à tous les exilés de la diaspora. Nos étudiants d’Action française organisent leur part de conférences. Ils invitent M. Jean Désy, alors professeur d’histoire à l’Université de Montréal, à les entretenir de la « Renaissance polonaise ».

  1. Joseph-Henri Prud’homme (1882-1952), ptre ; vicaire ; chancelier du diocèse de Saint-Boniface (1911-1921) ; évêque de Prince-Albert (1921-1937) ; s’était retiré au Séminaire des Missions-Etrangères, Pont-Viau.