Page:Haag - Le Livre d’un inconnu, 1879.djvu/17

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IV

Ô rêverie, ô fée, ô douce enchanteresse !
Viens, mon âme t’appelle en sa sombre détresse
Comme, au soir d’un long jour d’énervante chaleur,
Soupire après la nuit la languissante fleur.
D’un coup d’aile brisant le froid cachot de pierre
Où la raison retient mon âme prisonnière,
Tu feras apparaître à mes yeux éblouis
Le resplendissement des mondes inouïs ;
Et puis d’un vol hardi nous franchirons la porte
D’azur et d’or où mon désir fougueux m’emporte.