Page:Haag - Le Livre d’un inconnu, 1879.djvu/20

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VI
LA NUIT DE JUIN

Viens, amoureuse Nuit, viens étendre tes voiles
Sur le ciel embaumé par les parfums du soir,
Et que la fleur pâmée ouvre vers les étoiles
De son calice obscur le mystique encensoir.
Que l’arbre lève aux cieux sa sombre chevelure
Et que l’étang blanchi, couvert de nénuphar,
Montre dans son miroir la noire découpure
Des épais peupliers sur l’occident blafard.