Page:Hafiz - Quelques Odes, traduction Nicolas, 1898.djvu/60

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Serait-ce la fierté que t’inspire ta beauté, ô rose, qui ne t’a point permis de t’informer de l’état du pauvre Rossignol au désespoir ?


Je ne sais vraiment pas pourquoi ces belles à taille élancée, aux yeux noirs, au visage dont l’éclat rivalise avec celui de l’astre des nuits, éprouvent de l’éloignement pour toute liaison amoureuse.


Le seul défaut que l’on puisse relever dans ta ravissante beauté, c’est que les jolis visages sont d’ordinaire privés de ce grain de beauté qui est l’emblème de l’amour et de la fidélité[1].

  1. Ta beauté est parfaite, mais tu manques, hélas ! de cette fidélité qui en rehausserait encore l’éclat. Allusion aux difficultés qu’éprouve le Saleq pour rencontrer la Divinité, celle-ci semble prête à se montrer, puis disparaît tout à coup derrière de nouveaux obstacles.