Page:Hatin - Histoire politique et littéraire de la presse en France, tome 1.djvu/372

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De sages gens prenaient la peine
De lui fournir chaque semaine,


et qu’il rimait, après en avoir séparé « le civil d’avec le barbare. »

Les gazettes du jour, manuscrites ou imprimées, lui fournissaient les nouvelles politiques, qui acquéraient un intérêt nouveau par la forme poétique ou burlesque dont il les revêtait. Aussi n’en cache-t-il nullement l’origine :


Renaudot l’a dit avant moi.


Et en puisant dans la Gazette, il se garde bien de la calomnier ; il en fait l’éloge, au contraire, comme de sa « bonne amie, » et y renvoie ses lecteurs :


Cet imprimé judicieux
Les instruira, je crois, du mieux.


Le Bureau d’adresse, d’où sortaient alors, paraît-il, quelques gazettes manuscrites et beaucoup de commérages et de médisances, lui était aussi d’un grand secours :


Ces singes du Bureau d’adresse,
Qui ne font point rouler la presse,
Mais qui dans les champs et Paris
Font courir divers manuscrits.


Pour ce qui se passait dans le grand monde, Lo-