Page:Hauvette - Littérature italienne.djvu/371

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LE mouvsmmrr sctswrrmque AU XVIIISIECLE ssl fois assez lourdexnent. Pendant son plus long séjour en Italie, il rédigea une feuille, intitulée la Frusta let- teraria, dont yingt-cinq numéros parurent a Venise (octobre 1763-janvier 1765), ct huit a Ancone (avril-juil- let 1765), ou il avait as chercher un asile pour conti- nuer en paix une publication qui soulevait de vives clameurs. Il signait du nom •xpressif d’Aristarco Scan- nabue. ` Le journalisme littéraire n’était pas chose entiére- ment nouvelle cn Italie. Le Giornale dei letterati d’Italia, dirigé de 1710 in 1718 par A. Zeno, était et resta un recueil de mémoires érudits, oix la politique ne tenait aucune place. Mais l`exemplc du Spectator d’Addison, plus encore que les Bagguagli de T. Boccalini, avait inspiré a Gaspare Gozzi (1713-1786) l`idée d’une publica- tion périodique a la fois instructive et plaisante, et ou ln satire des mceurs n’était jamais séparée de la satire litté- raire : ce fut d’ab0rd la Gazzetta veneta (février 1760-jan- vier 1761) et l’année suivante l’Osserv4zt0re veneto. G. Gozzi, aimable figure de Vénitien spirituel, eut une existence difficile : sa femme, la poétesse Luisa Bergalli (en Arcadie Irminda Partenide), le ruina par son ee admi- nistration pindarique » du ménage, et Gozzi n’avait que sa plume pour subvonir aux besoins de sa famille, qui comprenait einq enfants. Malgré tant de soucis, la bonn• humeur constitue l’attrait principal des dialogues, scénes,p0rtraits, lettres et uouvelles de tout genre qu’il publia dans l`Os:erva.t0re; c’•st une muvre de bon sens, et — le titre ne ment pas —- de fine observation. Le titre de nr Fouet » choisi par Baretti n’est pas moins justifié : son ton est plus souvent cinglant qu’enjoué; l’invective lui est plus familiére que le sourire. Dés le premier numéro, il p’attaquait it l’Arcadie; car c’cst aux