Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/126

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

de Prusse voulut le loger, et ne permit pas qu’il eût une autre table que la sienne. Il l’entretint souvent, et prit pour sa personne et son caractere l’estime qu’il avoit pour son esprit. Il fut accueilli avec la même considération chez plusieurs princes d’Allemagne, et sur-tout à Gotha.

Il remarquoit, en général, dans toutes ces cours et dans la noblesse allemande, de la philosophie, de l’amour de l’ordre, et de l’humanité. Il résulte de cet esprit que, sous le joug de plusieurs princes, dont la plupart sont despotes, le peuple n’est point misérable. Helvétius avoit alors quelque crainte d’être encore persécuté en France. Tous les princes d’Allemagne lui offroient à l’envi