Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/135

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l’expérience, se faire une idée nette du mot Esprit, le distinguer de l’ame ; et, cette distinction faite, observer :

Sur quels objets l’esprit agit :

Comment il agit ;

Si toutes ses opérations ne se réduiroient pas à l’observation des ressemblances et des différences, des convenances et des disconvenances que les objets divers ont entre eux et avec nous, et si, par conséquent, tous les jugements portés sur les objets physiques ne seroient pas de pures sensations ;

S’il n’en seroit pas de même des jugements portés sur les idées auxquelles on donne les noms d’abstraites, de collectives, etc.