Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/176

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pour cela que faut-il faire ? Ôter à l’autorité toutes ses bornes, dût-on lui ôter toute sa solidité. Mais ces abus que les ministres respectent ou tolerent, à qui sont-ils nuisibles ? À la patrie, qui n’est qu’un vain nom. À qui peuvent-ils être utiles ? Aux grands. Jugez ce que ces grands penseront d’une secte d’hommes qui leur proposent d’être modérés et justes. Le prince, les grands, sont environnés de prêtres, qui, dans les siecles d’ignorance, régnoient sur les princes et sur les peuples. Si le monde s’éclaire, ils ne seront plus respectés, et on les verra comme des hommes ridicules, ou souvent dangereux. Peut-on leur savoir mauvais gré de l’espece de rage avec laquelle