Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/182

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tale, sont de tristes preuves de cette consternation. Des maux physiques l’augmentoient encore : les récoltes n’étoient point abondantes. Tant que la disette a duré, les aumônes d’Helvétius n’ont pas permis à ses vassaux d’en souffrir. Dans ces années malheureuses il a prolongé son séjour à sa campagne, qui lui devenoit plus chere par le besoin qu’elle avoit de lui ; et d’ailleurs le spectacle d’une misere qu’il ne pouvoit soulager lui rendoit triste le séjour de Paris. Il y faisoit cependant de grands biens. Tous les jours on introduisoit chez lui avec beaucoup de mystere quelques nouveaux objets de sa générosité. Souvent, en leur présence, il disoit à son valet-de-chambre :