Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/189

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dont les principes sont utiles au public est nécessairement conforme à la morale de la religion, qui n’est que la perfection de la morale humaine. Au reste, si je m’étois trompé, et si, contre mon attente, quelques uns de mes principes n’étoient pas conformes à l’intérêt général, ce seroit une erreur de mon esprit, et non pas de mon cœur ; et je déclare d’avance que je les désavoue.

Je ne demande qu’une grace à mon lecteur, c’est de m’entendre avant que de me condamner ; c’est de suivre l’enchaînement qui lie ensemble toutes mes idées ; d’être mon juge, et non ma partie. Cette