Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/190

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demande n’est pas l’effet d’une sotte confiance ; j’ai trop souvent trouvé mauvais le soir ce que j’avois cru bon le matin, pour avoir une haute opinion de mes lumieres.

Peut-être ai-je traité un sujet au-dessus de mes forces : mais quel homme se connoît assez lui-même pour n’en pas trop présumer ? Je n’aurai pas du moins à me reprocher de n’avoir pas fait tous mes efforts pour mériter l’approbation du public. Si je ne l’obtiens pas, je serai plus affligé que surpris : il ne suffit point, en ce genre, de desirer pour obtenir.

Dans tout ce que j’ai dit je n’ai cherché que le vrai, non