Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/194

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que je desire leur bonheur, sans haïr ni mépriser aucun d’eux en particulier.

Quelques unes de mes idées paroîtront peut-être hasardées. Si le lecteur les juge fausses, je le prie de se rappeler, en les condamnant, que ce n’est qu’à la hardiesse des tentatives qu’on doit souvent la découverte des plus grandes vérités, et que la crainte d’avancer une erreur ne doit point nous détourner de la recherche de la vérité. En vain des hommes vils et lâches voudroient la proscrire, et lui donner quelquefois le nom odieux de licence ; en vain répetent-ils que les vérités sont souvent dangereuses : en supposant qu’elles