Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/204

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Or, dans cette supposition, il est évident que la police n’eût, dans au-

    la différence du physique de l’homme et de l’animal, la cause de l’infériorité de ce qu’on appelle l’âme des animaux.

    1° Toutes les pattes des animaux sont terminées ou par de la corne, comme dans le bœuf et le cerf, ou par des ongles, comme dans le chien et le loup, ou par des griffes, comme dans le lion et le chat. Or, cette différence d’organisation entre nos mains et les pattes des animaux les prive non seulement, comme le dit M. de Buffon, presque en entier du sens du tact, mais encore de l’adresse nécessaire pour manier aucun outil et pour faire aucune des découvertes qui supposent des mains.

    2° La vie des animaux, en général plus courte que la nôtre, ne leur permet ni de faire autant d’observations, ni par conséquent d’avoir autant d’idées que l’homme.

    3° Les animaux, mieux armés, mieux