Page:Henri Grégoire.- De la traite et de l'esclavage des noirs et des blancs, 1815.djvu/19

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l’occasion de de ce refus aussi injuste que ridicule[1]. »

Dans l’immensité d’ouvrages et d’opuscules publiés sur les Colonies par des planteurs, il en est peut-être plus de cent où ils assurent que le travail de la culture, dans ces contrées brûlantes, excède les forces des Européens, et ne peut être exécuté que par des Nègres. Les partisans de l’esclavage éludoient ou nioient les faits qu’on leur opposoit, et ces dénégations étoient communément assaisonnées d’injures aux amis des noirs ; mais voici un autre Colon qui les justifie encore sur cet article : le passage mérite d’être cité :

« Les engagés ou trente-six mois, qui étoient des Blancs, faisaient dans l’origine de l’établissement de Saint-Domingue ce que font aujourd’hui les Nègres ; même de nos jours presque tous les habitans de la dépendance

  1. Ibid.