Page:Henri Grégoire.- De la traite et de l'esclavage des noirs et des blancs, 1815.djvu/28

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Cependant il faut relever une erreur consignée dans son procès-verbal, article 6.

« La société a pensé que la disposition manifestée en France, en faveur du commerce des esclaves, au moment où éclate une nouvelle ferveur pour les institutions religieuses, provient, sans doute, de ce qu’on ignore dans ce pays la vraie nature et les effets de ce commerce, etc.[1]. »

1°. La tendance manifestée pour le commerce des esclaves n’est pas l’effet de l’ignorance sur la vraie nature et les effets de ce Commerce. Cette tendance est suggérée par l’avarice, l’affreuse avarice pour laquelle rien n’est sacré.

2°. Il est douloureux, mais nécessaire y de dire à cette respectable société, que cette ferveur nouvelle pour les institutions religieuses n’existe guère que dans le désir des vrais chré-

  1. Voyez l’art. 6 des résolutions de cette société, dans le Morning-Chronicle, du 18 juin 1814.