Page:Henri Grégoire.- De la traite et de l'esclavage des noirs et des blancs, 1815.djvu/29

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tiens, c’est-à-dire d’un petit nombre d’individus. Quelques cérémonies pompeuses sont un symptôme équivoque de piété ; c’est par la correction des mœurs qu’il faut en apprécier le résultat. Il faut juger l’arbre par les fruits ; or, la France, envisagée sous cet aspect, offre un tableau déplorable de détérioration morale.

« Ne faites à personne ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse ; faites à autrui ce que vous désirez pour vous-même ; aimez le prochain comme vous-même[1] : » voilà les maximes qui, émanées du ciel, sont le rocher contre lequel viendront à jamais échouer tous les paralogismes de la cupidité.

L’Exode et le Deutéronome prononcent la peine de mort contre les vendeurs d’hommes[2]. Ce crime est compté, par St. Paul, au nombre

  1. V. Tobie : 4, v. 16 ; et Math., 7, 12 ; et 19, v. 19 ; Mar. 12, 31, et passim.
  2. V. Exode, 21, 16, et Deuter. 24, 7.