Page:Henri Grégoire.- De la traite et de l'esclavage des noirs et des blancs, 1815.djvu/36

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qu’il n’avoit pas lu cette apologie, mais qu’il n’y croyoit pas[1]. Le trait du cuisinier nègre, jeté dans un four brûlant par ordre de sa maîtresse, pour avoir manqué une pièce de pâtisserie, n’est que trop avéré. Le même périodiste nie le fait ; et de quelle preuve s’appuie sa dénégation ? Il n’y croit pas ! Que pourroit-on opposer à cette puissante dialectique ? Un autre affirmoit que l’auteur de la Littérature des Nègres proclame que toute révolte est légitime[2]. Une imposture si infâme suffiroit pour flétrir celui qui l’impute sans y croire, car il sait qu’il n’y a pas un mot de cela dans l’ouvrage.

On répétera (n’en doutez pas) ces clameurs perdues dans le vague : Les amis des Noirs veulent égorger les Blancs, les philantropes sont vendus aux Anglais ; la question de la traite est purement anglaise, et n’est qu’une

  1. V. Journal de l’Empire, 20 octobre 1808.
  2. V. le Publiciste, 9 septembre 1808.