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histoire.

prêtant aux prières des ecclésiastiques, soit qu’ils demandent pour soulager les membres souffrans de Jésus Christ, soit qu’ils veuillent venir au secours de quelque établissement religieux, non-seulement il s’acquitte d’une fonction royale, mais encore qu’il attire sur lui les bénédictions de l’époux de la sainte Église notre mère. En conséquence, il défend à tous juges, prévôts et autres officiers de son royaume, d’exiger aucun tribut des moines de Pontigny[1].

P.257.

Son fils Louis VII confirma et étendit ce privilège. Philippe-Auguste, dans une charte de 1181, dictée par le même esprit de piété, étend l’exemption des tributs sur toutes les maisons de la filiation de Pontigny. C’est en vue de Dieu, dit-il, pour le repos de l’âme de mon père et de celles de mes ancêtres, que je fais avec joie ces pieuses munificences.

T. iii, p. 8.

En 1138, Garnier de Ligny et son épouse Ermengarde, firent plusieurs donations et échanges de biens. L’acte fut passé à la grange du Beugnon en présence de Hugues, évêque d’Auxerre et premier abbé de Pontigny, de Milon, doyen et de plusieurs autres témoins. Garnier accorda encore quelques gratifications dans une charte passée à Chablis par devant l’évêque de Langre, Ponce, archidiacre, Pierre, abbé de Saint-Jean, Guillaume, moine et médecin, et Constance de Ligny-la-Ville. Comme les établissemens trop rapprochés les uns des autres, pouvaient fatiguer la charité des

  1. La charte distingue les trois cas ordinaires : le péage, l’exportation et l’importation des denrées. Pedagium, Rotagium ou Rotaticum, et Teloneum.