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histoire.

et ses religieux ses très-chers amis en Jésus-Christ.

T iii, p. 109.Les seigneurs d’Ervy ne voulurent point être redevables à une maison que tous les grands du pays comblaient de bienfaits. En 1142, Milès ou Mile I, étant à Sens, dans le palais de Hugues, archevêque de cette ville, renouvela toutes les donations qu’il avait déjà faites. Les témoins furent Hugues, évêque d’Auxerre, Étienne, abbé de Regny, Herbert, abbé de Saint-Pierre-le-Vif,Manassès, archidiacre de Sens, Simon, trésorier, Simon, célérier, Symond, archidiacre du Gâtinois, Rainaud, archidiacre de Provins, Guillaume, archidiacre de Meaux, Rainaud, archidiacre d’Auxerre Boson doyen de Saint-Florentin, Hildueric d’Ervy et autres. Milès III, Élisabeth son épouse, Milès leur fils, et Marguerite, épouse de ce dernier, donnèrent un moulin et des pâturages. En 1213, Milès III était remarié avec Alienor. Blanche, comtesse de Champagne, et Thibault, son fils, avaient donné à Alienor trois cents livres en mariage ; elle en donna cent à l’abbaye de Pontigny pour le remède de son âme et de celles de ses ancêtres. Elle voulut aussi que l’on distribuât une pitance générale dans le couvent le jour de son anniversaire. Cette pitance était un repas que l’on donnait ordinairement à ceux qui venaient de célébrer un service. Milès III fit encore don de soixante sous de rente pour fonder l’anniversaire de sa première épouse, et quarante sous pour fonder le sien. Ces sommes devaient être perçues sur le péage d’Ervy, aux foires de saint Jean-Baptiste et de saint Remi. Il veut aussi que l’on donne une pitance au couvent, le jour de chaque