Page:Hermès Trismégiste, 1866, trad. Ménard.djvu/282

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sipe les ténèbres de l’erreur et découvre les lumières de la vérité. Par elle l’homme s’unit à l’intelligence divine ; en aspirant à elle, il se délivre de la partie mortelle de sa nature et conçoit l’espérance de l’immortalité. Telle est la différence des bons et des méchants. Celui qu’éclairent la piété, la religion, la sagesse, le culte et la vénération de Dieu, voit, comme avec les yeux, la vraie raison des choses, et, par la confiance de sa foi, l’emporte autant sur les autres hommes que le soleil sur les autres astres du ciel. Car si le soleil illumine le reste des étoiles, ce n’est pas tant par sa grandeur et sa puissance que par sa divinité et su sainteté. Il faut voir en lui, ô Asclèpios, un second Dieu qui gouverne le reste du monde et en éclaire tous les habitants, animés ou inanimés.

Si le monde est un animal qui est, qui a été et qui sera toujours vivant, rien en lui n’est mortel. Chacune de ses parties est vivante ; car dans un seul et même animal toujours vivant il n’y a pas de place pour la mort. Ainsi Dieu est rempli de vie et d’éternité, puisqu’il vit nécessairement toujours ; le soleil est éternel comme le monde, il gouverne à jamais les êtres vivants, il est la source et le distributeur de toute vitalité. Dieu est donc le gouverneur éternel de tout ce qui reçoit la vie et de tout ce qui la donne, le dispensateur éternel de la vie du monde. Or, il a dispensé