Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/271

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de certaines fractures est intercalée ; que les diverses luxations ne se suivent pas d’après un arrangement régulier. Tout cela était ainsi dans le traité des Articulations tel que Galien l’a commenté, tel que Philinus et Bacchius l’ont connu. Au contraire, l’arrangement est beaucoup plus méthodique dans le livre des Instruments de réduction. Je pense donc qu’au moment où l’extrait qui porte ce titre a été fait, le traité des Articulations existait sous une forme beaucoup meilleure, qu’il a été considérablement dérangé plus tard dans les mains de ceux qui le conservaient, et que c’est dans ce désordre définitif qu’il a été publié.

Galien est d’avis (et beaucoup de commentateurs l’avaient dit avant lui) que le traité des Fractures et celui des Articulations, ne formaient qu’un seul traité coupé en deux, à tort, par les premiers éditeurs de la Collection hippocratique. Je pense, en effet, que ces deux traités sont un fragment considérable d’un grand livre où cette partie de la chirurgie était traitée avec autant de développement que de talent.

Le traité des Instruments de réduction est, on vient de le voir, un résumé, un abrégé du traité des Articulations. Supposons maintenant que le traité des Articulations ne fût pas arrivé jusqu’à nous, et que celui des Instruments de réduction fût seul entre nos mains. Évidemment, nous signalerions la singularité d’un livre où des choses si savantes seraient dites en extrait seulement ; nous sentirions qu’une telle forme est contraire à toutes les lois de la composition littéraire, et nous serions tout naturellement amenés à soupçonner la vérité, à savoir que le traité des Instruments de réduction n’est qu’un raccourci de quelque grande œuvre.

Le traité du Régime des gens en santé (περὶ διαίτης ὑγιεινῆς (peri diaitês hugieinês)) présente une particularité très singulière. Il se termine par deux phrases qui n’ont aucun rapport avec le sujet traité