Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/282

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î6S Histoire ph î losoph li^v z ioix loilqu’iis ert iont vexés ; vous les fouler’ aux pieds lorsqu’elles réclament en leur faveur. Vous vous taxez vous - mêmes , & ; vous voulez les taxer. Lorfqu’on porte la moindre atteinte à ce privilège , vous pouffez des cris de fureur , vous prenez les armes , vous êtes prêts à vous faire égorger ; & vous portez le poignagd fur la gorge de votre concitoyen pour le contraindre à y renoncer. Vos ports font ouverts à toutes les nations ; & vous leur fermez les ports de vos colons. Vos marchandifes fe rendent par-tout où il vous plaît ; & les leurs font forcées de paffer chez vous. Vous manufaûurez ; & vous ne voulez pas qu’ils manufadurent. Ils ont àQ% peaux, ils ont des fers ; & ces peaux, ces fers , il faut qu’ils vous les livrent bruts. Ce que vous acquérez à bas prix , il faut qu’ils l’achètent de vous au prix qu’y met votre rapacité. Vous les immolez à vos commerçans ; & parce que votre compagnie des Indes péricîitoit, il falloit que les Américains réparâffent (qs pertes. Et vous les appeliez vos concitoyens ; & c’eil ainfi que vous les invitez à recevoir votre conilitution. Allez, allez. Cette unité , cette ligue qui vous fciTibkt.