Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/284

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2ro Histoire phi lo^ophique

tentions , vous aiiroit défarmés , fi , vous montrant fa poitrine nue , il vous eût dit : enfonce h poignard ou laijfe-moi libre ; & VOUS é«^orgez votre frère ; & vous Fégorgez fans remords parce qu’il efl votre frère ! Anglois !

quoi de plus ignominieux que la férocité 

de rhomnie , fier de fa liberté- & attentant à la liberté d’autrui. Voulez - vous que nous croyons que le plus grand ennemi de la liberté , c"’eil Thomme libre ? Hélas î nous n’y fommes que trop difpofés. Ennemis des rois , vous en avez la morgue. Ennemis de la prérogative royale , vous la por^ tez par-tout. Par-tout vous vous montrez des tyrans. Eh bien,ty rans des nations & de vos colonies , fi vous êtes les plus forts , c’eiïquele ciel aura fermé l’oreille aux vœux qui s’élèvent de toutes les contrées de la terre. Puifque les mers n’ont pas englouti vos fiers fatellites , dites-moi ce qu’ils deviendront s’il s’élève dans le Nouveau- Monde un, homme éloquent qui promette le fliliît éternel à ceux qui périront les arm.es à la main martyrs de la liberté. Américains î qu’on voie incefTamment vos prêtres dans leurs chaires , les mains chargées de cou-