Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/294

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x2o Histoire philosophique

» Nous-mêmes, ô nos concitoyens, ô nos »> amis , nous - mêmes nous profirerons de p> votre exemple. Si notre conftitution s’altéroir ; ii b richefTe publique corrompoic » Ici cour , & h cour Li nation ; li nos rois » à qui nous avons donné tant d’exemples » terribles les oublioient enfin ; û nous » étions menacés , nous qui étions un peuple » aui ;aile , de ne devenir que le plus lâche » & le plus vil des troupeaux , en nous » vendant nous-mêmes : le fpectacle de yos V vertus & de vos loix pourroit nous ranimer. » Il rappeiieroit à nos cœurs avilis , & le » prix & : la grandeur de la liberté ; & s’il » faut que cet exemple devienne impuiffant ; s’il faut que Feiclavage , fuite de » la corruption vénale , s’établifTe un jour » daos ce même pays , qui a été inondé p> de fang pour la caule de la liberté , &cù » nos pères ont vu les écîiafauds dreilés » pour les tyrans ; alors nous abandonnerons en foule cette terre ingrate livrée >> au defpotifme , Se nous laifferons le

  • > monilre régner fur un défert. Vous nous

» recevrez alors en qualité d’amis & de ^ frçrç5. Vous partJgeres avec nous ce fol,