Page:Hoefer - Biographie, Tome 1.djvu/187

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


341

^RTSEN — AETÎUS

342

(lers, ete. - Descamps, la Viedes peintres flamands, etc. ^ Heinelien, Dictionnaire des artistes, etc. JESCHINE. VOIJ. ESCHINE.

  • ^scHRioN (’Atcrxpiwv), médecin de Pergamc,

probablement du second siècle de notre ère. Galien le range parmi les empiriques , et cite de lui un remède contre la rage , dont le principal ingrédient était la poudre de crabes pris à une certaine époque de la lune, et rôtis vivants.

Il ne faut pas confondre cet iEschrion avec l’écrivain agronomique dont parle Pline (Hist. nat., lib. vni).

Galien, De simplicium médicament, facultatibus ,

lib. IX, cap. 24, tODi. XI, p. 336 . édit. Kulin. ESCHYLE. Votj. Eschyle.

JESCrLAPE. VolJ. ESCULAPE

.ESOPE. Voy. Ésope.

  • .ESOPUS (Clodius), célèbre actem-, vivait

vers l’an 670 de Rome ; il était contemporain de Roscius. H excellait dans les rôles comiques. Ciccron, pour se perfectionner dansl’action oratoire, ne dédaigna pas de prendre des leçons d’^sopus et de Roscius. ^Esopus étala un grand luxe, et vécut splendidement. On raconte que dans un repas il fit servir un plat d’oiseaux ifres, dont chacun avait coûté près de cinquante talents. Les fils de cet acteur n’étaient pas moins prodigues : ils faisaient, dit-on , dissoudre des perles, et les sei-vaient à boire à leurs convives. Malgré CCS dépenses énormes , on prétend qu’il a laissé après samort plus de cent soixante mille talents. 11 s’identifiait tellement avec son personnage ,

qu’il tombait dans une sorte d’extase chaque fois qu’il jouait.

ticéroa , Epist. adfamiliares, lib. VII, 1. — Ejusd., De divinatione, 1 , 37.

Valerius Maximus, VIII, 10. —

()umien, Institutiones 07’at., II, 3, III.

Macrobe,

Saturnal., Il, 11. — Pline, Ilist. natur., X, SI ; XXXV, 12. JîTHÉRiîTs (AlôÉptoç), architecte, vivait au commencement du sixième siècle, sous le règne d’AnastaseP"", empereur d’Orient. Son mérite lui procura l’entrée du conseil de ce prince , et il y occupa même une des premières places. Il construisit dans le grand palais de Constantinople un édifice nommé Calchis ; et l’on croit fine ce fut lui aussi qui bâtit la forte muraille faite de son temps, depuis la mer jusqu’à Sélimbrie, pour empêcher les incursions des Bulgares et des Scythes. Cédrénus, Hist.

Poniponius Laetus. —

l’élibien. Fie

(les architectes.

jETHiccs. Voy. Ethicbs.

.«Tios ( ’Aexîwv ), peintre grec. Cicéron et Lucien en font l’éloge lorsqu’ils parlent d’Apelle, de Protogène et de Nicomaque, ce qui a fait présumer à quelques-uns qu’il était leur contemporain. On voyait encore en Italie , au temps de Lucien, un tableau allégorique d’^Etion, où ce peintre avait représenté les Noces d’Alexandre et de Roxane. Ce tableau fut exposé aux jeux Olympiques ; et il donna une si haute idée de l’artiste à Proxénidès, juge des jeux pour cette année, qu’il lui donna sa fille en mariage.

Lucien, De mercede conduct. , 42 ; Imag., 7. — Hérodote et ÉUen.

AËTius, général romain et patrice, né en Mœsie vers la fin du quatrième siècle de J.-C, mort en 454. Étranger à Rome par sa naissance, et retenu pendant quelques années, comme otage, chez les Gotlis et les Huus, Aëtius trouva le moyen d’exercer une certaine influence sur les barbares , dont le sort de l’empire romain d’Occident dépendait depuis le règne J’Honorius. En 424, il en amena jusqu’à soixante mille en Italie, pour soutenir les prétentions de Jean contre les descendants de Théodose ; et dans la suite il les employa pour combattre Boniface ,

qui par jalousie avait livré sa province d’Afrique aux Vandales. Presque toutes les ressources de l’empire se trouvaient dans les mains d’Aëtius ,

tant sous la régence de Placidie, mère de l’empereur, que sous Valentinien in. Il n’y avait qu’Aëtius qui pût sauver Rome, au moins momentanément , de la ruine complète dont elle était incessamment menacée ; avec lui l’empire d’Occident, dont il fut le dernier soutien, périt iiTévocablement. Aëtius repoussa par de brillantes victoires les invasions des Bourguignons, des Francs et des Visigoths ; et quand les Huns marchèrent vers la Gaule, il se servit de ces mêmes peuples pour opposer une barrière à ses nouveaux ennemis. Il se couvrit de gloire à la bataille livrée par lui à Attila dans les champs Catalauniens ( à Châlons-sur-Marne) en 451 , à la tète d’une ai’mée de barbares soutenue seulement d’im petit nombre de Romains ; mais il négligea de tirer de cette victoire tout le parti qu’elle lui pouvait offrir. Cependant la réputation et l’ascendant toujours croissant de l’illustre général éveillèrent la jalousie de l’empereur, excité d’ailleurs contre lui par ses nombreux ennemis ; et lorsque Aëtius se présenta devant Yalentinien pour lui rappeler sa promesse de lui donner sa fille en mariage, l’indigne empereur, retrouvant une énergie que la débauche lui avait fait perdre , perça de son épée le héros qui avait sauvé l’empire. Les courtisans l’achevèrent, et massacrèrent ensuite beaucoup de ses amis et partisans. {Enc. des g. du 7n.] Grégoire de Tours, II , 8. — Cassiodore. — Prosper, in

Chron. — Procope. — Jornandès.

Paul Diacre. — Ai-

moin.

AËTIUS (’Aétto ;) , médecin grec, d’Amidc en Mésopotamie , vivait probablement à la fin du cinquième et au commencement du sixième siècle de J. - C, car il cite saint Cyrille, qui mourut vers le milieu du cinquième siècle , et il est lui-même cité par Alexandre deTralles, qui vivait vers 550. On sait peu de chose de sa vie. Il était chrétien ; il étudia à la célèbre école d’Alexandi-ie , et s’établit à Constantinople , où il devint médecin de la cour avec le titre honorifique de cornes obsequït , équivalent à celui de colonel des gardes. On a de lui une compilation savante, semée de quelques observations propres à l’auteur, et remarquable surtout parce qu’elle renferme beaucoup de fragments d’écrivains grecs