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AFRICAIN

Mtir Emmaûs, sa ville natale, tombée en mines, et qui prit depuis lors le nom de Nicoijolis (vers 222). De là il se rendit à Alexandrie pour entendre les leçons du philosophe Héraclas. Élevé dans le paganisme, il embrassa plus tard la religion chrétienne. A en juger par ses ouvrages, c’était un homme d’un grand savoir. Sa Chronographie ( ïlevrâêiêXiov ypovoXoytywôv ) , divisée en cinq livres, s’étend depuis la création du monde jusqu’à la troisième année de l’empereur Héliogabale ( 221 de J. - C . ), comprenant une période de 5723 ans , car il place la création du monde dans l’an 5499 avant J. - C, et la naissance de J.-C. trois ans avant notre ère. Cette chronologie, adoptée dans presque toutes les églises de l’Orient , est connue sous le nom dUère des historiens Alexandrins. H ne reste de cet ouvrage que quelques fragments conservés dans Eusèbe, Syncelle, J. Malalas, Cédi’ène,Théophane, et dans la Chronique Pasquale. VEpitome d’Eusèbe est un abrégé de la Chronographie de Jules Africain. Cet écrivain adressa à Origène une lettre sur l’histoire de Susanne, cpi’il regardait comme supposée ; cette lettre, avec la réponse d’Origène, a été publiée par Wettstein, Bàle, 1674, in-4°. Il adressa aussi une lettre à Aristide , pour concilier ce que rapportent saint Matthieu et saint Luc sur la généalogie de Jésus-Christ.

On croit qu’il était encore païen quand il a composé l’ouvrage en vingt-quatre livres, intitulé Cestes (K£(jToi), c’est-à -dire ceinture de Vénus, où il traitait de l’agriculture, de la médecine, de la physique, et surtout de l’art militaire. Cet ouvrage , dédié à l’empereur Alexandre Sévère , était divisé, selon Syncelle, en neuf livres, et , selon Photius , en quatorze. On en trouve des fragments dans les Geoponica de Cassianus Bassus. Ces fragments et quelques autres, mêlés avec des extraits d’auteurs plus ou moins anciens , ont été publiés par Thevenot dans Mathematici veteres , Paris, 1694 , in-fol. On conserve des manuscrits des Cestes dans différentes bibliothèques , mais ils sont pour la plupart tronqués et corrompus. Le manuscrit de la Bibliothèque nationale de Paris est un Extrait des Cestes sur l’art de la guerre. îi a été traduit en français par Guichard, dans le tome in de ses Mémoires critiques et historiques sur phisieurs points d’antiquités militaires, 1774, 4 vol. in-8°. Suivant Valesius et quelques autres critiques , l’auteur des Cestes n’est pas la même personne que l’historien. Mais il n’y a aucune raison plausible à faire valoir ; et Eusèbe désigne positivement l’historien comme l’auteur des Cestes. Abed-Jesu, dans sa liste des ou-^Tages chaldéens , dit qu’on connaissait , de son temps (quatorzième siècle), des commentaires sur le Nouveau Testament, par Africain, évêque d’Emmalis. Enfin on attribue , probablement par erreur, à Jules l’Africain une version du livre d’Abdiasde Babylone, intitulé Historia certaminis apostolici, 1566, in-S ".

F. H.

AFZELIUS

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Eusèhe, in Chron., Uv. VI. — Saint Augustin, I. U,Retract-, c. 7.

Pliolius, Bibl., cod. 34. — Socrate, Hist. eccles., m. — Suidas. — Scaliger. — Baronius. — Bellar-

min.

— Possevin.

— Dupin, Bibl. des antiq. ecclésiastiques. — Fabricius, Biblioth. graec, IV, 240. AFZELHJS ( Ada7n ), savant suédois , né le 8 octobre 1750 à Larf dans la Westgotliie, mort le 26 janvier 1837. Il étudia sous Linné, et devint en 1785, démonstrateur de botanique à l’université d’Upsal. En 1792, il fit un voyage dans la colonie anglaise de Sierra-Leone, sur la côte occidentale de l’Afrique, et perdit presque toutes ses collections d’histoire naturelle lors de la prise de cette colonie par les Anglais. Une partie fut reti’ouvée dans la possession de Joseph Banks et d’Ed. Smith. De retour dans sa pati’ie , il occupa en 1 796 le poste de secrétaire d’ambassade à Londres, et fut nommé en 1812 professeur de matière médicale à Upsal. E s’est fait connaître par divers écrits sur l’histoire naturelle, et par la publication de l’autobiographie de Linné (en allemand ; BerUn, 1826). Ses ouvrages sont : 1° De vegetabilibus Suecanis observationes et expérimenta ; Upsal, 1785, in-4 ; — 2° l’histoire botanique du irifolium alpestre, medicum et pratense, 1791, dans le tome I des Transactions de la Société Hnnéenne de Londres ; — 3° Observations sur le genre pausus, et description d’une nouvelle espèce d’insecte , dans le t. IV des Transact. de la même Société ; — 4° De rosis Suecanis tentameu ; Upsal, 1804- 1813, in-4°. De 1804 à 1817, il publia à Upsal divers travaux sur les plantes de la Guinée {Remédia Guineensia ; gênera plantarum Guineensium revisa et aucta ; stirpium in Gniinea medlcinalium species novœ). Afzelius légua son herbier à l’université d’Upsal. On a dénommé, en son honneur, plusieurs plantes et insectes , afzelia africana ( arbre de la Sénégambie ), amomum Afzelii, rosa Afzel’d, calympares AJzelii ( espèce de mousse ), pha-Isena tortix afzeliana ( papillon nocturne ) et mylabris Afzelii ). — Deux de ses frères se sont distingués : l’un {Jean Afzelius, né en 1753, mort le 20 mai 1837) comme professeur de chimie à l’université d’Upsal ; l’autre ( Pehr d’ Afzelius, né en 1760, mort le 2 décembre 1839 ) comme médecin praticien.

F. H.

Bischoff. Lehrbvck dcr Botanik. — Mém. de VAcad. de Stockholm, année 1837.

  • AFZE LIUS {Arvid- Auguste), littératenr

suédois, né le 6 mai 1785. Il est, depuis 1821, pasteur à Enkœping, et s’occupe particulièrement de l’histoire et de la littérature nationale. Il a publié, de concert avec Geiger, les chansons populaires de la Suède, sous le titre de Svenskc Folkvisor, 3 vol. in-8°, avec les anciennes mélodies ; et il a ti’aduit en suédois les traditions mythologiques Scandinaves : Sàmunder Edda et Herv)ara-Saga. Il travaille à une histoire de la Suède , fondée sur les traditions populaires : Svenska Folket,^Sagohâfder ; Stockholm, 1839- 1843, cinq fascicules.

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