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257 SANCHO

vigueur* De Félicie, fille d’un comte de Rouci, il eut trois fils, Pedro 1 er , Alfonse I er et Ramiro II, qui régnèrent après lui successivement. Zurlta, Ann. de Aragon. — Schmldt, Cesch. Aragoniens. — Abarca, Los Reyes de Aragon.


H. Sancho I à iv, rois de Castille et de Léon. sancho I er , le Gros, roi de Léon, mort en septembre 967, était issu d’un second lit de Ramiro II, et succéda, en août 955, à OrdoBo IN, son frère consanguin. Habile soldat, il avait guerroyé contre les Maures avec son père, à la mort duquel il avait en vain tenté de s’emparer du pouvoir. En 956 les seigneurs s’unirent contre lui, et l’obligèrent de céder le trône à un fils i’Alfonse IV, qui fut proclamé sous le nom d’Orlono IV. Sancho se retira d’abord à Pampelune, puis à Cordoue, et il mit à profit la science les médecins arabes pour se guérir d’une obésité excessive, qui l’avait rendu impropre aux exercices du corps. En 960 il obtint de l’amitié l’Abd-er-Rahman, son hôte, une armée àl’aide le laquelle il chassa l’usurpateur et reprit, sans

xcès ni violence , possession de ses États. Une

expédition qu’il entreprit en 967 dans la Galice, ix>ur soumettre quelques seigneurs qui visaient » l’indépendance, lui fut fatale : il fut empoionné par l’un d’eux, dans une entrevue, et nourut trois jours plus tard, au monastère de Jastrillo, sur les bords du Minho. Son fils Raoiro III lui succéda.

Sancho II, le Fort, roi de Castille, né vers 1035, tué le 6 octobre 1072, devant Zamora. L’aîné des fils de Ferdinand I er , ii lui succéda, m 1065, au royaume de Castille, en même .emps que ses frères étaient proclamés, en vertu lu traité de partage de 1064, Alfonse roi de liiéon, et Garcias roi de Galice. Les trois frères, pien que mécontents de la part qui leur était ichue, vécurent d’abord en assez bonne intelligence ; à la mort de leur mère Sancha (nov. f[067), la rupture éclata entre eux. Castillans et [Léonais marchèrent les uns contre les autres, et l’étant rencontrés dans un lieu appelé Llantada (juillet 1068), ils combattirent à outrance, avec pe grande perte d’hommes. En 1701 ils reprirent les armes , et la bataille qu’ils se livrèrent [i Volpejar fut encore plus sanglante ; Sancho la | ;agna avec l’aide du fameux Cid , fit Alfonse tisonnier, le dépouilla de ses États, et le força le revêtir l’habit monacal. Maître de Léon et des Isturies, il se retourna aussitôt contre son se-- | :ond frère, Garcias, et obtint sans coup férir la oumission des Galiciens, fatigués du joug d’un

yran imbécile. Ce que convoitait Sancho, c’était

e domaine entier qui avait appartenu à son père :

! n’y manquait plus pour le reconstituer sons 

on autorité que les villes deToro et de Zamora, lonnées en apanage à ses sœurs. L’une d’elles, -lvira, ne lui opposa aucune résistance dans "oro ; mais la seconde. Urraca, s’enferma dans ’amora, et s’y défendit avec un courage tout vi- ’ NOUV. BIOGR. GÉNÉK. — T. XL1II.

ril. Il y avait quelque temps que le siège durait lorsqu’un des principaux habitants, nommé Bellidod’Olfos, sortant tout à coup de la ville, frappa d’un coup de lance le roi Sancho, qui se promenait dans son camp. Cet événement réunit les couronnes de Castille et de Léon sur la tête d’Alfonse VI. Sancho n’avait point laissé d’enfants de sa femme Alberta , dont l’histoire ne fait pas connaître la patrie.

Sancho III, né vers 1130, mort le 31 août 1158, à Tolède, succéda en 1157 à Alfonse VIII, son père, qui, lors du partage de ses Étals (1047), lui avait donné la Castille et la Biscaye, avec le titre d’empereur. Il se montra courageux et ferme, en forçant les rois de Navarre et de Léon à reconnaître sa suzeraineté ; mais il mourut d’une façon inattendue, laissant pour successeur Alfonse IX, son fils. Ce fut sous son règne que l’abbé Raimond inslitua l’ordre militaire de Calatrava, sous la règle de Citeaux.

Sancho IV, le Brave, roi de Castille et de Léon, né le 13 mai 1258, mort le 25 avril 1295, à Tolède. C’était le fils puîné d’Alfonse X et de Violante d’Aragon. « Il fut, dit M. Romey, le véritable roi espagnol du moyen âge, brave, dur, plein de saillies, d’esprit et de caractère. Caustique, âpre et hautain, spirituel et illettré tout ensemble , il portait je ne sais quelle jactance jusque dans la grandeur vraie. Sur sa bravoure il n’y avait qu’une voix en Europe.» A douze ans il avait épousé la fille d’un vicomte de Béarn, Guillelmine, qui mourut peu de temps après. De bonne heure il montra des instincts guerriers. Lors de l’invasion du midi de l’Espagne par l’émir de Maroc (1275), il s’empressa de rassembler des troupes et de mettre en bon état de défense les frontières de l’Andalousie ; il harcela les musulmans, mais sans les contraindre à se rembarquGr, ainsi qu’on l’a prétendu, puisqu’ils ne furent ni entamés dans leur retraite volontaire ni dépouillés de leur immense butin. Pendant la guerre l’infant Ferdinand de la Cerda était mort subitement. Aussitôt Sancho réunit les grands, et se fit, au détriment des fils de son frère aîné, reconnaître pour l’unique héritier présomptif du trône. Un an plus tard il vit ses prétentions approuvées du roi , qui, pour donner à sa décision plus de solennité, la présenta à l’assentiment des cortès, convoquées tout exprès à Ségovie (1276). Dès lors Sancho prit part aux affaires et s’appliqua à fortifier son parti : son alliance avec Maria de Molina, issue du sang castillan, y contribua singulièrement (juillet 1281). Lorsqu’en 1282 il se révolta contre son père, il eut tout le royaume pour lui. Craignant, avec raison, que l’héritage paternel ne fût partagé entre lui et ses neveux, il résolut de s’en emparer seul : s’il refusa le titre de roi , il s’en laissa conférer toute l’autorité sous celui plus modeste de régent. Alfonse X, abandonné de la plupart de ses sujets, fulmina contre Sancho, le maudit, le déclara impie et parricide, et le déshérita , par