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MOISIE — RIVIÈRE-AUX-GRAINES

un bon havre pour les goélettes et les petits vaisseaux, havre si sûr qu’une fois entré on n’en sort pas quand on le veut : il faut attendre la marée, pour passer sans péril sur les bancs de sable et de roches qui en barrent l’entrée.

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Huard - Labrador et Anticosti, 1897 (page 157 crop).jpg
DÉPEÇAGE D’UN MARSOUIN (À Godbout).

(Photog. par N.-A. Comeau)


Je dois, en narrateur consciencieux, avouer que j’ai rarement vu pays d’aspect plus désolé que celui-ci. Il n’y a guère de végétation qu’au bord de la mer, où croît un peu de gazon. Ailleurs, le sol est recouvert d’herbes desséchées, d’où s’élèvent ici et là des troncs desséchés aussi de petits arbres à moitié noircis. Ce paysage lamentable vous étreint l'âme d’une tristesse