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LABRADOR ET ANTICOSTI

qu’il faut absolument pour porter le nom de rivière. J’ai remonté son cours jusqu’à trois milles, en baleinière ; sa largeur, jusqu’à cette distance, est constamment de six ou sept arpents. Ses deux rives ont l’aspect bien sauvage. Celle de droite, coupée perpendiculairement, nous laisse voir un lit d’argile recouvert d’une couche de sable de six à sept pieds d’épaisseur. Or, à certain endroit, sans aucune transition, le lit d’argile, toujours horizontal, devient beaucoup plus élevé, et la couche de sable qui


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SAINT-JEAN — L’ÉTABLISSEMENT ROBIN, COLLAS & co.

le recouvre est d’une épaisseur considérable. On voit qu’il y a eu là affaissement subit d’une partie du sol. Les géologues qui iront étudier sur place cette brusque cassure de terrain, trouveront sans doute la chose intéressante. — La rivière Saint-Jean se rend, paraît-il, jusqu’à la baie des Esquimaux, pour ce qui est de sa branche principale ; c’est à une distance d’une centaine de milles de son embouchure qu’elle se divise en trois branches,