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LABRADOR ET ANTICOSTI

les légumes, les pommes de terre. Quant aux bois de commerce, il n’en faut pas parler dans cette région au moins jusqu’à une vingtaine de milles de la mer. Plus haut, il y avait des bois de peu de valeur que les feux de forêt ont détruits, à ce qu’il paraît.


Huard - Labrador et Anticosti, 1897 (page 282 crop).jpg
MINGAN.

(Photog. par l’Auteur.)


Il n’est pas davantage, à Mingan, question de pêche à la morue, ce qui, vraisemblablement, est moins la faute de la morue elle-même que des pêcheurs qui font défaut ; et si les pêcheurs font défaut, cela doit être dû à ce que l’endroit est réservé aux Montagnais, et que les blancs ne pourraient y fixer leurs établissements de pêche. Quant aux sauvages, personne ne s’imaginera qu’ils vont passer leurs « vacances » à pêcher et à préparer la morue. Cela n’est pas dans leur « ligne ».

À la distance d’environ un mille à l’est de la chapelle, se