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POINTE-AUX-ESQUIMAUX

n’offre ici que des points de vue consolants ; car, de tous les endroits de la Côte Nord, nul n’est aussi favorisé que la Pointe-aux-Esquimaux sous le rapport de l’éducation, ce qui est dû principalement, on le devine, au magnifique Couvent qu’y dirigent les Sœurs de la Charité. — Durant les premières années, il est vrai, on manqua d’écoles, et le fait n’a rien de surprenant. Mais, dès l’année 1862, cette lacune fut heureusement comblée par la venue d’un instituteur, M. Louis Ouellet[1], qui enseigna à la Pointe depuis juillet 1862 jusqu’au mois de juin 1864. Voilà le nom du premier instituteur de cette paroisse ; et la première maison d’école qu’il y eut là, fut achevée le 18 novembre 1863. « Depuis ce temps, écrit M. Vigneau, nous avons toujours eu des instituteurs et des institutrices de Québec ou des environs, jusqu’en 1887. À cette époque, nos filles, qui avaient étudié au Couvent, se trouvant capables d’enseigner, nous leur avons confié ce soin. Les premières religieuses sont arrivées le 17 octobre 1885. »

Depuis l’automne de 1871, la paroisse est divisée en deux arrondissements scolaires.

* * *

Sous le titre : Garde-pêches, Collecteurs, Magistrats, etc., M. Vigneau donne les renseignements qui suivent :

« Le premier garde-pêche qui soit venu dans nos parages, y vint dans le cours du mois de juillet 1861 : c’était Joseph Beaulieu, de Carleton (baie des Chaleurs). Deux ou trois ans plus tard, il y en avait dans presque toutes les rivières, comme aujourd’hui.

« Notre premier collecteur de douane fut un M. Perchard (originaire de Jersey), en juin 1867. Il fut remplacé, l’année suivante, par M. McGee (père de notre collecteur actuel), qui y vint durant deux ou trois ans ; ensuite ce fut M. McPherson

  1. Ce même M. Ouellet tint plus tard une école à Chicoutimi.