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Huard - Labrador et Anticosti, 1897 (page 23 crop).jpg

CHAPITRE VINGT ET UNIÈME

Où l’on expose ce que les gens de la Côte Nord attendent des pouvoirs publics


Il faut prolonger la ligne télégraphique jusqu’au détroit de Belle-Isle. — Un steamer chaque semaine. — En hiver, deux courriers par mois. — Que les Gaspésiens pêchent le saumon chez eux ! — Quais et jetées. — Une voie de terre tout le long de la côte. — La question seigneuriale. — Un district électoral au Labrador. — Un futur premier ministre du Canada.


J’ai dit à mes amis de la Côte Nord : « Je vais parler de vous au public. L’occasion serait bonne pour l’intéresser en votre faveur. Que désirez-vous que l’on fasse pour votre région ? »

Et l’on m’a exposé diverses demandes, que je vais mentionner simplement et sans grands frais de pathétique : en effet, comme je l’ai dit ailleurs, je ne crois pas beaucoup aux facultés émotionnables des gouvernements. Or, c’est aux gouvernements d’Ottawa et de Québec que s’adressent ces désirs des Labradoriens.

* * *

Voici d’abord ce que l’on demande aux autorités fédérales.

Les habitants de la partie orientale de la Côte souhaitent avant tout de voir la ligne télégraphique prolongée depuis la Pointe-aux-Esquimaux jusqu’au détroit de Belle-Isle. Il y a là, sur cette immense étendue de pays, toute une population qui vit dans l’isolement. En bas de Natashquan, surtout, on ne reçoit la malle que huit fois seulement durant toute l’année.