Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Choses vues, tome II.djvu/375

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NOTES DE L’ÉDITEUR.


I

HISTORIQUE DE PARIS.


Dans le commencement du mois d’août 1866, Paul Meurice avait eu l’idée de publier, pour l’Exposition internationale de 1867, un livre intitulé Paris qui « sous la forme très usuelle et très pratique d’un guide, serait rédigé par les sommités de tout genre, et qui ferait faire à l’Europe les honneurs de Paris par tous les écrivains et artistes célèbres de la France[1] ».

Paul Meurice devait avoir la direction générale du livre : Victor Hugo devait en écrire l’Introduction.

Albert Lacroix, l’éditeur, avait accueilli avec empressement le projet.

La direction d’une œuvre aussi considérable était lourde ; il fallait, par de nombreuses démarches, s’assurer le concours des hommes les plus célèbres de l’époque, et grouper plus de cent cinquante collaborateurs.

Louis Ulbach, qui avait acquis une grande notoriété comme journaliste et comme romancier, fut désigné comme un des auxiliaires principaux de Paul Meurice, et c’était à Victor Hugo qu’il devait s’adresser tout d’abord : nous trouvons la note suivante dans les carnets de Victor Hugo :

23 septembre 1866 (Bruxelles). Visite de M. Louis Ulbach, il vient de Paris me voir et causer du livre Paris.

En effet, Louis Ulbach avait pour mission de donner des renseignements plus circonstanciés sur le plan arrêté par Paul Meurice et sur les collaborateurs éventuels du livre.

Victor Hugo écrivait à Paul Meurice :


Bruxelles, 24 septembre.

Les pourparlers ont eu lieu dans les meilleurs termes, avec complète adhésion aux divisions excellentes indiquées par vous. Il a paru qu’il serait bon même d’en faire dans le livre trois faux-titres. Je me rallie à tout ce que vous trouvez vrai, et il me semble, tant c’est juste, que c’est ma propre pensée exprimée par vous.

… Envoyez-moi, dès que vous le pourrez, la table ou le tableau du livre. Cela me sera utile pour ce que j’ai à écrire. J’ai promis cela pour le 15 décembre. Je vais repartir bientôt pour Guernesey. Quand vous reverrai-je ? Il est triste d’être absent de ce Paris que vous allez remplir cet hiver d’un bruit de gloire et de succès[2].


Le volume de Paris n’était pas seulement un recueil d’articles ou de notices des premiers écrivains, il devait être illustré par les premiers artistes.

Il était donc prudent d’avoir une direction artistique. Paul Meurice voulait la confier au critique d’art Philippe Burty.

Paul Meurice en avertit Victor Hugo :


Vendredi 28.

Je vous envoie une lettre de Burty. J’aime mieux en ce moment ne pas écrire à Lacroix.

  1. Correspondance de Victor Hugo et de Paul Meurice.
  2. Correspondance de Victor Hugo et de Paul Meurice.