Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/176

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je le pensais, je vous le dirais. Rassurez-vous donc de ce côté. — Et quant au livre, ne vous inquiétez pas non plus. Je veux qu’il paraisse. Il paraîtra.

Je vous écris ces quelques lignes à la hâte, et je vous envoie mon meilleur serrement de main.

Victor Hugo[1].


À Hetzel.


Marine-Terrace, 18 août 1853[2].

Avant que votre lettre m’arrivât, cher conmilito, j’avais reçu de M. S.[3] des adresses, et mis le tout à la poste. En même temps, je répondais bien cordialement à une lettre bien cordiale de M. S. — Tout cela parti, la vôtre m’est arrivée le lendemain. Vous voilà maintenant au fait. Du reste, je crois que tout est bien ainsi, et que, dans une affaire si grave où le lien d’association est si intime et si étroit, les relations ne pouvaient continuer comme elles étaient. Votre départ pour Spa les a forcément mises sur un autre pied. Je vous répète que je crois cela bon, et quant à votre alibi, je l’approuve entièrement. Il importe que nous vous conservions[4]. Nous avons besoin pour toute la publication future, d’une âme à Bruxelles, et vous êtes cette âme.

Quant au procès éventuel, M. S., outre l’annexe au traité, me propose de m’écrire la lettre dont vous m’aviez parlé. Je crois comme vous et comme lui que cette lettre pourrait concilier les nécessités de[5].

Vous trouverez sous ce pli une nouvelle épreuve de moi que Charles vous envoie pour remplacer le portrait gâté. Il y peint notre maison à laquelle vous voudrez bien ajouter les deux grands bras ouverts qui vous attendent.

J’ai reçu les deux volumes des Œuvres Oratoires par la poste ; il y a pas mal de fautes et de fautes funestes. Oui pour non, moins pour plus, etc. Enfin, nous les réimprimerons mieux à Paris, etc., le travail des notes est fort bien fait.

Vous voyez Janin à Spa. Serrez-lui les deux mains dans les vôtres pour moi, en mon nom, à mon intention, et, vous que j’aime, dites-lui que je l’aime. Janin n’est pas seulement un vigoureux et charmant esprit, c’est un vaillant cœur. Et que Spa ne vous fasse pas trop oublier Jersey. L’un vous a,

  1. Les Châtiments. Historique. Édition de l’Imprimerie Nationale. — Collection Jules Hetzel.
  2. Inédite.
  3. Monsieur Samuel.
  4. Mot douteux.
  5. Mot illisible.