Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/242

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ne peut nuire. Le voilà[1]. Je dresse et j’enverrai prochainement l’erratum du tome II. — La fameuse caisse est enfin arrivée par Albigès il y a quelques jours, vous le savez, je pense. Je renonce à vous remercier, vous le savez aussi. Toto est ravi de son Shakespeare ; le voilà qui grâce à vous, va pouvoir confronter Letourneur[2], Laroche[3] et Guizot à Shakespeare, les trahisseurs au trahi. Il partira de là pour faire mieux, et il fera mieux, je vous le garantis. J’écris à M. Laurens combien je suis touché et charmé de son bel envoi. Il a fait de mon griffonnage un dessin vraiment bien beau.

Et que méconnaîtrait l’œil même de son père.

Voulez-vous lui faire tenir ce mot (demeure-t-il toujours 13, rue Bonaparte ?), et cet autre à Laurent-Pichat, et cet autre au libraire Hachette ? À propos de libraire, si vous avez occasion de rencontrer M. Maurice La Châtre, soyez donc assez bon pour lui demander s’il a reçu ma réponse à la lettre qu’on m’a remise de sa part à Jersey ? Je lui ai répondu peu de jours après ; mais je n’ai plus entendu parler de lui, et nous vivons dans un temps de lettres interceptées. J’ai écrit quatre lettres à Hetzel depuis quinze jours. Parlez-lui-en. Les a-t-il reçues ? — Voici la fin de mon papier. Je vais me remettre à relire votre beau livre sous ce charmant format. Je vous aime dans cette incarnation populaire. Elle vous va. — Tuus.


Verriez-vous inconvénient à m’envoyer la dernière épreuve comme vous faites pour Auguste. Il me semble que cela n’entraîne ni frais appréciables, ni affranchissement de Paris, ni retard sérieux[4] ?


À Paul Meurice.
25 mars.

Voici l’erratum des cent premières pages du tome II ; vous aurez le reste par le prochain courrier. Je me recommande à vous et à M. Claye[5]. J’ai peur qu’on ne rattrape maintenant à mes dépens tout le temps qu’on a si... (mettez l’adverbe qualificatif) perdu. — Les fautes d’impression sont mes spectres. Veillez-y, cher et charmant poëte. Comme je suis heureux que ce livre vous plaise! Vous y êtes, et votre frère y est[6], c’est-à-dire que vous

  1. Un erratum, contenant vingt corrections, est en marge de la page.
  2. Letourneur est connu surtout par sa traduction de l’œuvre de Shakespeare publiée en 1776.
  3. Benjamin Laroche traduisit plusieurs ouvrages de Canning, Byron, Cooper, etc., et, en 1844, Shakespeare.
  4. Bibliothèque Nationale.
  5. Claye, imprimeur, était un camarade de Victor Hugo à la pension Cordier.
  6. Tome I : À M. Froment Meurice ; — Tome II : À M. Paul Meurice.