Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/316

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bonté. Vous devez, cher et noble poëte, avoir la conscience de votre excellence. Je vous aime.

V.

Je crois qu’à présent on peut dire : lâchez tout[1].


À Paul Meurice[2].


Dimanche 18 7bre [1859].

Cher Meurice, vous recevrez cette lettre mercredi. Il s’agit de deux cartons de plus, ce qui portera le nombre total à huit.

Le premier carton répare une faute du copiste. T. Ier feuille 5, page 80, vers 11 et 23, au lieu de :

Pas un pli du suaire
Ne s’émut, et Kanut avança ;


il faut :

Sous son blême suaire
Kanut continua d’avancer[3] ;

Le 2e carton est pour une faute de l’imprimeur, grave et qu’il faut absolument réparer. T. Ier, feuille 12, page 179, vers 15, au lieu de :

à l’histoire qui va continuer,


il faut :

à l’histoire qu’il va continuer[4].

Ces deux nouveaux cartons sont nécessaires.

Si le livre, par aventure, avait paru et était en vente au moment où ceci vous parviendra, comme, évidemment, les 6 000 exemplaires n’auront pas été tous enlevés, comme il y en aura un certain nombre, plusieurs mille probablement, qui ne seront pas même brochés, soyez assez bon pour aller immédiatement à l’imprimerie et pour faire faire (en l’exigeant au besoin, en mon nom) ces deux nouveaux cartons pour le nombre d’exemplaires restant. Soyez assez bon encore pour ne m’envoyer que de ces exemplaires-là contenant les huit cartons. Tout ceci est de la faute de notre brave ami et éditeur ; c’est lui qui l’a voulu. Il faut qu’il le répare.

Merci, pardon, et merci encore. Je vous embrasse tendrement.

V.

Auguste m’affirme que j’ai à me louer de Villemain. Voici donc une première page pour lui[5].

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.
  3. Le parricide.
  4. Éviradnus.
  5. Bibliothèque Nationale.